États-Unis : Facebook demande à ses employés de ne plus porter de vêtements avec la marque de l’entreprise en public, par mesure de sécurité

Les responsables de la sécurité de Facebook ont envoyé une note interne aux salariés du groupe pour les inviter à cesser de porter en public des vêtements et accessoires sur lesquels apparaît le logo de l’entreprise. Des t-shirts, sweatshirts et autres casquettes que certains employés de Facebook portent généralement avec fierté au travail comme à la ville, mais qui pourraient leur attirer des ennuis par les temps qui courent, surtout outre-Atlantique.

Après avoir muselé la mouvance QAnon, puis pris la décision de bannir Donald Trump de son réseau, Facebook — comme d’autres plateformes — s’attire en effet la colère des partisans de l’alt-right étasunienne qui, on l’a vu lors de l’invasion du Capitole, est parfois prête à agir avec une grande violence.

“À la lumière des récents événements, et pour pécher par excès de prudence, la cellule de sécurité globale encourage tout le monde à éviter de porter ou de transporter des articles portant la marque Facebook”, peut-on lire dans le mémo en question. Le nom de Donald Trump et les événements du Capitole n’y sont pas explicitement cités, mais il est facile de lire entre les lignes. La sécurité de Facebook craint réellement que les employés puissent être pris à partie s’ils affichent leur appartenance à l’entreprise.

De nombreux rassemblements pro-Trump prévus

Plus inquiétant, selon les grands médias étasuniens, plus d’une cinquantaine de manifestations pro-Trump condamnant une élection que le président sortant estime volée, sont en préparation outre-Atlantique. À Washington DC, trois manifestations seraient prévues, dont une consisterait à encercler la Maison Blanche pour symboliquement protéger Donald Trump. Celui-ci laissera le pouvoir à Joe Biden le 20 janvier et est visé par une procédure de destitution.

Autant de rassemblements à haut risque encouragés par un Donald Trump qui, publiquement, demande à ses supporters de ne pas sombrer dans la violence pour se faire entendre. Rappelons que, même défait, Donald Trump a obtenu les suffrages de quelque 74 millions de personnes lors de la dernière élection présidentielle, soit 11 millions de votes de plus qu’en 2016.

The Information