États-Unis : La justice requiert 25 ans de prison pour un militaire canadien qui voulait déclencher une guerre raciale

Les procureurs américains qui soutiennent qu’un ancien réserviste des Forces armées canadiennes avait l’intention de déclencher une guerre civile en perpétrant une tuerie recommandent qu’il soit condamné à 25 ans de prison.

Patrik Mathews, 28 ans, a plaidé coupable plus tôt cette année à quatre chefs d’accusation, dont le transport illégal d’une arme à feu et entrave à la justice.

Dans l’espoir d’une guerre civile qui décimerait les minorités raciales et ethniques et assujettirait les femmes, les accusés ont uni leurs forces entre eux et avec d’autres, ont étudié la violence, testé leurs compétences en matière d’armes, stocké des munitions et des fournitures, et planifié de tuer à grande échelle pour atteindre leurs objectifs», ont écrit les procureurs dans une note de 45 pages sur la peine déposée la semaine dernière.

L’ancien ingénieur de combat de Beauséjour, au Manitoba, est détenu aux États-Unis  depuis l’année dernière à la suite de son arrestation et de celle de deux complices américains par le FBI. Il est allégué que tous les trois étaient membres du groupe suprémaciste blanc «The Base» et avaient planifié des actes de violence lors d’un rassemblement pour les droits des armes à feu en Virginie prévu en 2020.

Les documents de la défense ont été scellés et ne sont pas accessibles au public.

Les procureurs ont écrit que «The Base» a utilisé des forums de discussion chiffrés pour planifier des actes de violence contre les communautés minoritaires, y compris les Afro-Américains et les communautés juives, afin de créer un ethno-État blanc. Ils ont déclaré que le groupe avait également organisé des camps d’entraînement de style militaire, partagé des informations sur la fabrication d’engins explosifs et recruté des personnes ayant une formation militaire.

Les procureurs allèguent qu’une fois aux États-Unis, Patrik Mathews a commencé à construire un fusil d’assaut fonctionnel; participé à des exercices d’entraînement militaire; recruté de nouveaux membres pour «The Base»; et réalisé de nombreuses vidéos épousant un langage violent, antisémite et raciste.

«Ce sont des terroristes nationaux et devraient être condamnés en conséquence», ont écrit les procureurs.

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