États-Unis : Les enfants noirs risquent plus de mourir de complications postopératoires que les autres

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Une nouvelle étude met en lumière les inégalités qui existent dans la façon dont les enfants sont soignés aux États-Unis selon qu’ils sont noirs ou blancs.

Aux États-Unis, les enfants noirs sont deux fois plus susceptibles de mourir de certaines chirurgies d’urgence que les enfants blancs”. Ce constat est le fruit de l’analyse de données de chirurgie pédiatrique aux États-Unis entre 2012 et 2017.

Cela inclut au total plus de 270.000 enfants qui ont subi une intervention chirurgicale, dont 10.425 ont dû subir une deuxième opération d’urgence ou une réintervention non planifiée.

La chercheuse du Nationwide Children’s Hospital de l’Ohio Brittany Willer et ses collègues qui ont analysé ces données ont fait part de leurs conclusions le 3 octobre lors de la réunion annuelle de la Société américaine d’anesthésie qui se tient en ligne jusqu’au 5 octobre.

“Ces conclusions n’ont rien de surprenant, car les disparités raciales entre les Noirs et les Blancs persistent depuis longtemps et pour toutes les tranches d’âge”, souligne Gwenetta Curry, de l’université d’Édimbourg, au
Royaume-Uni, qui n’a pas participé à l’étude. Elle rappelle en outre :

D’autres travaux de recherche ont montré que, pour une même blessure,
les enfants noirs recevaient moins souvent des antidouleurs que les
enfants blancs
.”

Ces résultats reflètent en effet des inégalités déjà bien connues aux États-Unis.

C’est probablement dû à une association complexe de facteurs, tels que les
déterminants sociaux qui conditionnent la santé, l’accès à des soins spécialisés d’excellente qualité et les préjugés implicites
”, énumère Brittany Willer.

Quoi qu’il en soit, elle espère que ces nouveaux travaux inciteront les soignants à être plus attentifs lorsqu’ils reçoivent des enfants issus des minorités afin de réduire au maximum les risques qui pèsent sur eux.

New Scientist

3 Commentaires

  1. Parmi les “déterminants sociaux”, il y a peut-être l’hygiène de vie qui n’est pas la même pour toutes les populations?

  2. Il faut arrêter de les opérer,ou alors qu’ils retournent en afrique se faire traiter par leurs grands scientifiques.

  3. Et?
    On notera toutefois que comme chaque espèce, celle-ci a une bien meilleure espérance de vie en “captivité”, surtout les juvéniles. Dans leur biotope naturel, l’Afrique, la mortalité y est bien supérieure.

    Chez le Turdus merula de la même teinte, le taux de mortalité infantile est compris entre 50 et 80%, alors qu’ils arrêtent de chialer pour rien.

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