États-Unis : Les Noirs plus susceptibles de commettre des crimes de haine et des attaques interraciales

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Avec toute la couverture médiatique nationale récente, les manifestations et les slogans comme “Le silence blanc est une violence“, vous avez peut-être cru que l’Amérique avait un problème de racisme et que les Américains blancs étaient les coupables.

Vous avez peut-être aussi remarqué le récent tweet du joueur de basket Lebron James, qui affirme que les Noirs américains sont “littéralement pourchassés” par les Blancs américains chaque fois qu’ils sortent de chez eux. Mais est-ce authentique statistiquement et scientifiquement ?

Nous avons pris le temps d’analyser toutes les statistiques disponibles, les méta-analyses et données pour le découvrir. Sur la base de toutes les informations empiriques existantes, il semble que ce soit plutôt l’inverse qui soit vrai.

On pourrait penser que la plupart des Américains se soucient des conclusions scientifiques, mais d’après ce que nous avons observé ces dernières années, cela ne semble pas être le cas. Voici les faits…

Crimes haineux et groupes de haine

Les médias nationaux omettent souvent de mentionner que les Noirs américains sont largement surreprésentés parmi les auteurs de crimes de haine, 50 %, selon les données récentes du Département de la justice ministère de la Justice datant de 2017 ; les Blancs sont sous-représentés de 24 %. Il semble également que quelque soit l’année considérée, les résultats ci-dessous restent cohérents.

En outre, selon les données criminelles du FBI pour les années 2016 et 2017, pour 100.000 habitants, les Noirs américains commettent des crimes de haine à un taux trois fois plus élevé que les Blancs. Toutes ces données sont disponibles, et pourtant les nombreuses travaux du Congrès sur le “nationalisme blanc” ont pu vous faire croire le contraire.

Les Noirs américains sont également deux fois plus susceptibles de faire partie d’un groupe haineux que les Blancs américains, selon les propres données du SPLC.

Attaques haineuses et terrorisme domestique

Les nationalistes noirs sont également beaucoup plus susceptibles de commettre une attaque que les nationalistes blancs. Il existe d’innombrables exemple que les médias nationaux choisissent de ne pas relayer, mais cette vérité objective est également étayée par toutes les données disponibles.

Voici quelques-uns de ces exemples :

  • Kori Ali Muhammad a tué trois hommes blancs lors d’une fusillade ciblée à Fresno, en Californie, le 18 avril 2017. Selon ses posts sur les médias sociaux, Muhammad a exprimé une forte aversion envers les “Blancs” ainsi que les fonctionnaires du gouvernement. Il a fait référence à “une guerre raciale contre les Blancs“, aux maux des “diables blancs” et au fait d’être un “soldat noir“.
  • David N. Anderson, 47 ans, et Francine Graham, 50 ans, ont tué six personnes à Jersey City, en ciblant un marché juif casher. Les autorités soupçonnent également que les deux assaillants pourraient avoir été impliqués dans un meurtre distinct dans une ville voisine.
  • Micah Xavier Johnson, qui a tué cinq policiers à Dallas, était de plus en plus attiré par l’idéologie nationaliste noire et a participé à plusieurs réunions du People’s New Black Panther Party.
  • Gavin Eugene Long, qui a tué trois policiers à Baton Rouge, a déclaré qu’il appartenait à la Washitaw Nation, un obscur groupuscule nationaliste noir qui revendique la propriété de l’immense territoire des États-Unis obtenu dans le cadre de l’achat de la Louisiane, en croyant qu’il descend d’un groupe indigène américain. […]

Entre 2015 et 2019, les Noirs américains ne représentaient que 13 % de la population américaine, mais ils ont commis 32 % des attaques nationalistes noires. Les Blancs américains représentaient 62 % de la population, mais au cours de la même période, ils ont commis 29 % des attaques nationalistes blanches. (Cf les chiffres du Département de la Sécurité intérieure)

En outre, l’idée selon laquelle les attentats terroristes internes perpétrés par des Américains blancs “de droite” sont plus susceptibles de se produire que les attentats terroristes islamiques, est extrêmement discutable.

En 2017, le Président du Sénat de Californie, Kevin De León, a diligenté des auditions sur ce qu’il a qualifié de montée du mouvement suprémaciste blanc. Au cours d’une de ces auditions, De León a affirmé que “le terrorisme radical de droite est en hausse dans notre grand pays. Et depuis 2008, les attentats terroristes perpétrés sur le sol américain par des groupes d’extrême droite, dont les tenants de la suprématie blanche, sont deux fois plus nombreux que ceux des djihadistes islamiques. C’est un fait statistique“.

Selon un rapport du GAO largement diffusé, 85 attentats meurtriers aux États-Unis ont été perpétrés par des extrémistes violents et ont fait 225 morts. D’avantage de personnes sont mortes lors d’attaques liées aux djihadistes islamiques.

Parmi ces 225 morts :

  • 106 personnes ont été tuées par des extrémistes d’extrême droite dans 62 incidents séparés ;
  • 119 personnes ont été tuées par des extrémistes islamistes radicaux dans 23 incidents distincts

Ce que la plupart des médias laissent de côté c’est le contexte. En 2017, les musulmans de tous âges vivant aux États-Unis, représentaient environ 1,1 % de la population américaine totale. Les Américains blancs eux en représentaient 62 %.

Si l’on replace ces chiffres dans le contexte post 11 septembre, pour 100.000 habitants, les musulmans en Amérique sont 20 fois plus susceptibles de commettre une attaque extrémiste que les Américains blancs. Les musulmans aux États-Unis ont également environ 60 fois plus de chances de commettre un meurtre extrémiste que les Blancs Américains. […]

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