Etats-Unis : Pour « faire face aux réalités de la crise migratoire », le gouverneur du Texas envoie des bus de migrants devant la résidence de Kamala Harris qui prétend que la frontière sud est « sécurisée »

Le gouverneur du Texas a envoyé, en bus, une centaine de migrants devant la résidence de Kamala Harris pour lui prouver que la frontière n’est pas « sécurisée », contrairement à ce que la Vice-présidente des États-Unis avait affirmé.

Jeudi 15 septembre, deux bus de migrants originaires d’Amérique latine ont été envoyés à la résidence de la vice-présidente américaine Kamala Harris par le gouverneur du Texas pour protester contre la submersion migratoire que subit cet Etat.

Ce jeudi matin, une centaine de migrants, originaires de Colombie, du Mexique, d’Uruguay et du Venezuela ont été envoyés depuis le Texas via des bus et sont arrivés à Washington DC, à proximité de la résidence de la vice-présidente des Etats-Unis, la démocrate Kamala Harris. C’est le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, qui a pris cette décision.

« Nous pensions que la frontière était ouverte »

Lors de leur arrivée près de la résidence de la vice-présidente Harris, les migrants ont déclaré qu’ils étaient entrés aux Etats-Unis, car « nous pensions que la frontière était ouverte ». Et, de fait, ils ont pu passer. Pour Greg Abbott, cet état de fait contredit totalement les propos de Kamala Harris, qui expliquait dans une interview dimanche 11 septembre que la frontière sud du pays était « sécurisée ». Peu de temps auparavant, le très conservateur gouverneur de Floride, Ron DeSantis, avait envoyé deux avions avec des migrants à bord à destination de l’île huppée de Martha’s Vineyard, dans le Massachusetts, connue pour être le lieu de villégiature de nombreuses célébrités progressistes.

Face à cela, le maire de Washington DC, Muriel Bowser, a déclaré la semaine dernière l’état d’urgence en raison de l’arrivée continue de migrants dans la capitale fédérale en provenance du Texas et de l’Arizona. Elle a aussi demandé le déploiement de la Garde nationale. En vain : le Pentagone a refusé.

Fox News