États-Unis : Racisme structurel, le “Los Angeles Times” fait son autocritique

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Dans un éditorial, le quotidien californien reconnaît avoir été “profondément marqué par la suprématie blanche” au cours de son histoire. Et fait remarquer qu’il suffit de se plonger dans les archives du journal pour le constater.

Depuis la mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai dernier, l’Amérique a engagé des conversations sur la question raciale et sur les discriminations qui ont été “franches, directes et conséquentes”. “Elles ont lieu entre amis et collègues, à travers des manifestations et des débats, lors d’événements sportifs et dans la culture populaire. Et elles ont lieu au Los Angeles Times”, écrit le propriétaire du quotidien californien, Patrick Soon-Shiong, dans une lettre aux lecteurs publiée dimanche 27 septembre.

Patrick Soon-Shiong est un chirurgien de transplantation sud-américain, un homme d’affaires milliardaire, un bioscientifique et un propriétaire de médias. Il est l’inventeur du médicament Abraxane, qui est devenu connu pour son efficacité contre le cancer du poumon, du sein et du pancréas.

Dans un éditorial publié le même jour, le journal explique ainsi qu’il “manquerait à son devoir” s’il ne prenait pas part à “l’examen de conscience” auquel se livre la société américaine depuis plusieurs mois, et affirme que pendant “au moins les 80 premières années” de son existence, le Los Angeles Times a été une institution “profondément marquée par la suprématie blanche“. […]

Los Angeles Times