États-Unis : Une ville cède son église à une association païenne « réservée aux Blancs »

Une ville américaine du Minnesota vient d’approuver un projet particulièrement polémique. La municipalité a validé un permis permettant à une organisation religieuse exclusivement blanche d’utiliser une de ses églises vacantes.  

Murdock, une petite ville de 300 habitants, est actuellement au cœur d’une polémique outre-Atlantique. La municipalité vient d’octroyer un permis à la « Asatru Folk Assembly » afin qu’elle puisse utiliser l’une des églises abandonnées de la ville. Plus tôt dans l’année, l’organisation avait racheté l’église luthérienne pour 45.000$.

Un message de « pureté ethnique » 

Cette organisation religieuse est réservée aux personnes blanches. Elle se définit comme faisant partie de « la grande religiosité aryenne ». Dans sa charte éthique, elle défend l’idée de « pureté ethnique » et d’un nationalisme blanc. Tout en se défendant d’être raciste, elle déclare vouloir « que nos enfants grandissent pour devenir les mères et les pères de leurs propres enfants blancs. »

Cette communauté a été qualifiée d’« extrémiste » et de « groupe haineux » par des associations anti-discrimination américaines.

De nombreux habitants avaient manifesté leur opposition à ce permis. Le jour du vote, ils étaient une cinquantaine (soit près de 20% de la ville) à s’être rassemblés devant la mairie, clamant qu’ils ne voulaient pas qu’une « secte de suprémacistes blancs » s’installe dans leur ville.

La ville réagit

Tout en condamnant « le racisme sous toutes ses formes », les autorités de Murdock ont justifié leur choix par le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit entre autres la liberté de religion et d’expression.

« Ce vote n’a rien à voir avec des questions de croyance ou de race », a déclaré le maire de la ville. « Il portait simplement sur un permis de zonage. Un permis de zonage pour permettre à une vieille église abandonnée d’être utilisée exactement pour ce qu’elle a été construite : une église. »

« Le conseil municipal a estimé que, légalement, il devait octroyer ce permis» conclut-il.

Vice