Clermont-Ferrand (63), un ressortissant guinéen conteste son OQTF (màj) L’étudiant peut continuer ses études de droit à l’université d’Auvergne

Soutenu par des étudiants de l’Unef, Alhassane Souaré a contesté l’arrêté préfectoral, vendredi 24 septembre, devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand

Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé, mardi 28 septembre, l’obligation de quitter le territoire français.

Alhassane Souaré peut poursuivre ses études à Clermont. Le tribunal administratif (TA) a en effet annulé mardi 28 septembre, l’arrêté préfectoral du 19 novembre 2020 qui plaçait le jeune homme sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

L’étudiant, migrant guinéen, avait déposé un recours examiné vendredi 24 septembre par le juge du TA : « C’est une bonne décision pour nous », réagit son avocat Me Gauché. « Le préfet est obligé de réexaminer sa demande de titre de séjour. En attendant, la préfecture doit lui remettre un récépissé qui lui permet de rester régulièrement en France ».

Alhassane Souaré, 22 ans, est en deuxième année de droit à l’université d’Auvergne. Parti de Guinée, il est arrivé en France, via le Maroc, en janvier 2019.

Leïla Aberkane

LA MONTAGNE

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25 septembre 2021

Alhassane Souaré, arrivé de Guinée en 2019, est étudiant en droit à Clermont-Ferrand. En deuxième année, il espère continuer ses études à l’université auvergnate. Un avenir suspendu à la décision du tribunal administratif de Clermont-Ferrand devant lequel il a contesté, vendredi 24 septembre, l’arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter la France.

« Laissez-les étudier, donnez-leur des papiers ! ». Sous les fenêtres de la salle d’audience du tribunal administratif, cours Sablon, à Clermont-Ferrand, résonnent, vendredi 24 septembre, les slogans de la cinquantaine d’étudiants et militants associatifs venus soutenir Alhassane Souaré.

” Il est dans un parcours universitaire, il est hébergé, il est engagé dans des associations et investi dans le syndicat de l’Unef “

Me Gauché (avocat d’Alhassane Souaré)

A 22 ans, le ressortissant Guinéen est sous le coup d’un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme (du 26 novembre 2020) l’obligeant à quitter la France. Une décision contestée par son avocat ce vendredi, devant le tribunal. Me Sylvain Gauché a plaidé l’intégration du jeune homme à Clermont : « Il est dans un parcours universitaire, il est hébergé, il est engagé dans des associations et investi dans le syndicat de l’Unef ». Sans entrer dans les détails, l’avocat a invoqué le droit pour le jeune homme à bénéficier d’un titre de séjour auquel peuvent prétendre les étrangers malades.

« Laissez-les étudier, donnez-leur des papiers ! » ont scandé la cinquantaine d’étudiants de l’Unef et militants associatifs sous les fenêtres de la salle d’audience du tribunal administratif, cours Sablon, à Clermont-Ferrand.

Alhassane est arrivé en France en janvier 2019. Passé par le Maroc, explique-t-il, il a quitté la Guinée à la suite « d’un gros problème familial ». « J’étais étudiant en licence de droit dans mon pays. A Clermont, je continue mes études que j’ai commencées en deuxième année ».

Le jeune homme débouté du droit d’asile, espère pouvoir poursuivre son cursus universitaire sur les bancs de la faculté de droit. Cela dépendra de la décision du tribunal administratif. Il se prononcera la semaine prochaine sur la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral.

LA MONTAGNE