Eure-et-Loir (28) : Une sexagénaire ivoirienne, mariée avec un Français, se dit victime d’une pathologie grave, son expulsion est pourtant confirmée

Une femme de 63 ans, originaire de Côte-d’Ivoire qui réclamait un titre de séjour pour pouvoir rester en France avec son mari français, domicilié en Eure-et-Loir, a été déboutée par la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique), elle s’était vu refuser deux fois un visa.

Une refus portant « atteinte à la vie privée et familiale »

O.C., arrivée en France en 2015 avec un visa de « court séjour », s’était en fait déjà fait refuser deux demandes d’asile par le passé. Mais elle maintenait que le refus que lui avait opposé le préfet d’Eure-et-Loir en novembre 2019, dix-huit mois après son mariage, portait pourtant « atteinte à sa vie privée et familiale ».

« Pas sans attache en Côte d’Ivoire »

Malade, cette mère de cinq enfants avait aussi fait valoir qu’il était impératif qu’elle reste en France dans la mesure où son traitement médical « n’est pas disponible » dans son pays d’origine.

Les certificats médicaux peu circonstanciés (…) que Mme C. produit (…) se bornent à indiquer qu’elle souffre d’une pathologie grave et (…) à mentionner sans le justifier qu’elle ne serait pas en mesure de financer ses soins en cas de retour en Côte d’Ivoire. – Juges de la Cour administrative d’appel de Nantes

« Mme C. a épousé un ressortissant français le 21 avril 2018 », font par ailleurs observer les juges nantais.

« Son mariage était donc récent à la date de l’arrêté contesté. Elle n’est pas sans attache en Côte d’Ivoire, où vivent plusieurs membres de sa famille, dont ses cinq enfants. » Enfin, la sexagénaire ivoirienne « pourra facilement revenir en France après avoir obtenu un visa en sa qualité d’épouse d’un ressortissant français », pensent-ils.

Le fait qu’elle ait « fait preuve en 2019 d’une volonté d’insertion professionnelle » et qu’elle « dispose du soutien du maire de sa commune et de ses voisins » ne change rien.

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