Europe : Pays-Bas, Espagne, Danemark, la tension monte face aux mesures anti-Covid

Alors que la France réfléchit à la possibilité d’un troisième confinement, plusieurs voisins européens sont en proie à de vives tensions liées à la crise sanitaire. Aux Pays-Bas notamment, de violents affrontements ont éclaté après la mise en place d’un couvre-feu à 21 heures, chose qui n’était pas arrivée depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le ton monte en Europe. En Espagne, des rassemblements ont eu lieu pour dénoncer la tromperie d’un virus, qui selon plusieurs milliers de manifestants, n’existe pas. Au Danemark, des manifestations ont également été observées contre la “dictature du semi-confinement”. Et c’est désormais au tour des Pays-Bas, secoués dimanche par de violents affrontements dans plusieurs villes du pays, après l’instauration d’un couvre-feu.

Nous ne prenons pas ces mesures par plaisir

Jets de pierre, commerces vandalisés, vélos et voitures incendiés… Des heurts avec la police et des pillages ont éclaté en marge de manifestations contre cette nouvelle mesure en place depuis samedi pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, selon les médias néerlandais et les autorités locales. Des incidents ont notamment été signalés à Eindhoven, La Haye, Breda, Arnhem, Tilbourg, Enschede, Appeldoorn, Venlo et Ruremond.

Un centre de dépistage du Covid-19 a été incendié samedi soir dans le village d’Urk, dans le nord du pays, et il a même fallu utiliser les canons à eaux pour disperser des centaines de personnes sur la fameuse esplanade des musées à Amsterdam. 

Alors que plusieurs dizaines d’arrestations ont été menées depuis, le Premier ministre du pays, Mark Rutte, n’a pas caché son désarroi lundi : “On se demande vraiment qu’est-ce qui a pris à ces gens ? Ce n’est pas une manifestation, c’est de la violence criminelle. Nous ne prenons pas toutes ces mesures par plaisir. C’est pour lutter contre le virus. C’est le virus qui, en ce moment, nous prive de notre liberté !”, a-t-il clamé.

Très attachés aux libertés individuelles

Le premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale est entré en vigueur dans le pays samedi soir et s’applique de 21 heures à 4 heures du matin. Au nom de la défense de la liberté, l’extrême-droite a d’ores et déjà pris position contre cette mesure, qui suscite la colère d’une partie de la population.