Européens, encore un effort pour devenir « carnivores »

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La France rêve que l’Union européenne, dans un monde plus rude, passe du statut d’« espace » à celui de « puissance ». Mais est-elle capable de montrer les dents face aux loups qui l’entourent désormais ?

L’Europe doit manger de la viande ! Il ne s’agit pas d’un slogan imaginé à Bruxelles pour sauver les éleveurs menacés par la poussée végétarienne ! Non, il s’agit d’une métaphore déjà ancienne de la quête de puissance : « L’Europe ne peut pas rester herbivore dans un monde de carnivores », a ainsi lancé sur France-Culture le 1er septembre Clément Beaune, le tout nouveau secrétaire d’État aux Affaires européennes, en mission d’évangélisation pour promouvoir la vision d’Emmanuel Macron, dont il était précédemment le conseiller.

En d’autres termes, l’Europe doit se doter des attributs de la puissance dans un monde qui a retrouvé des formes anciennes, musclées, de les affirmer. C’est au chroniqueur du « Financial Times » Gideon Rachman qu’on doit initialement cette image. Elle a fait depuis quelques années son chemin dans les notes des think tanks, les éditoriaux et les discours officiels. Et elle est plus que jamais d’actualité.

Que le monde soit (re)devenu « carnivore » ne fait guère de doute : depuis une bonne décennie, le monde évolue au gré de rapports de force établis par des déploiements de puissance « à l’ancienne ». Pensez à la Russie en Syrie ou en Ukraine ; à la Chine en Mer de Chine du Sud ou dans son territoire de Hong Kong ; à la Turquie en Méditerranée ; aux Saoudiens ou les Iraniens au Moyen-Orient ; ou encore à Donald Trump orchestrant son chaos diplomatique créatif. Ce qui est vrai sur le terrain stratégique l’est tout autant sur le plan industriel, comme la crise […].

L’Obs

4 Commentaires

  1. À noter que lorsque enfin semble s’esquisser l’idée que les États européens doivent à nouveau montrer les dents, il paraît encore exclu que les peuples eux-mêmes en fassent autant.

    • Si les races blanches sont décidées à ne plus jamais faire la guerre, les races de couleur agiront différemment et deviendront les maîtresses du monde.“.

      Comme les races n’existent plus, le problème n’existe pas.

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