Fives (59) : des squatteurs mettent en péril la vente d’une maison

Alors que la maison était en cours de vente, une jeune femme et ses enfants ont pris possession des lieux illégalement. La propriétaire et les futurs acquéreurs sont aujourd’hui désemparés.

Une petite maison de la rue de Pologne dans le quartier de Fives à Lille est actuellement le théâtre d’une situation ubuesque. Alors qu’un couple de retraités est en train d’acquérir la demeure, la propriétaire vient de se rendre compte qu’elle est squattée.

Cette découverte a été faite le 19 juillet dernier par Bérangère Fournier, qui exerce la tutelle de la gestion des biens de sa belle-mère. Avertie par des voisins, elle se rend alors sur place. “Je suis allée vérifier et j’ai immédiatement alerté la police. Les policiers sont arrivés vers 19 heures et sont repartis sans intervenir”, raconte-t-elle dans les colonnes du quotidien régional.

Mais pourquoi les forces de l’ordre ne sont-elles pas intervenues ? Tout simplement parce que les squatteurs avaient pensé à tout en accrochant au grillage une feuille indiquant qu’une jeune femme et ses enfants occupent cette “maison abandonnée”. À cette information, s’ajoutent le numéro d’une avocate lilloise ainsi qu’un extrait de l’article 226-4-2 du code pénal, qui précise qu’il est illégal d’expulser une personne sans le respect des procédures prévues. “Ces voies de fait sont punies de trois ans de prison et de 30.000 euros d’amende”, prévient l’article.

Des squatteurs bien avertis

Selon les policiers, qui ont mis en garde la propriétaire, il s’agit là d'”une bande bien organisée”. Bérangère Fournier a pu constater que les serrures avaient été changées et que la jeune femme et ses enfants n’étaient pas seuls à squatter la maison. Les voisins ont pu apercevoir régulièrement d’autres personnes. “Ils ont planté des géraniums et ils entretiennent le jardin.

Dernièrement, ils ont aussi installé une tonnelle”, raconte-t-elle à La Voix du Nord. L’affaire s’annonce compliquée pour Bérangère Fournier, qui a contacté un avocat. D’autant que la maison était en train d’être vendue à des retraités, très inquiets par la situation. “Ils ont vendu leur habitation actuelle et nous devons signer l’acte définitif mi-août. Ils vont faire quoi si la maison est toujours occupée ?”

La Voix du Nord