Formule 1 : Le champion monégasque Charles Leclerc accusé de racisme car il refuse de mettre un genou à terre avant les grands prix

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En refusant de mettre un genou à terre avant chaque grand prix, le pilote monégasque a été victime de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, dont il a décidé de se défendre.

Charles Leclerc, 22 ans, s’est insurgé contre les accusations de racisme à son encontre portés sur les réseaux sociaux, affirmant que ses prises de position devaient être considérées comme «apolitiques». «Je suis assez actif sur les réseaux sociaux et je n’accepte pas d’être traité des noms dont on m’a traité ces dernières semaines, de manière négative, parce que je ne m’agenouille pas», lors des manifestations contre le racisme organisées avant les départs des Grand Prix de F1, a-t-il affirmé jeudi lors d’une conférence de presse en marge du Grand Prix des 70 ans de la F1 ce week-end à Silverstone.

Le pilote monégasque de la Scuderia Ferrari avait quelques instants auparavant publié un message sur Twitter où il déclarait notamment : «Il est très triste de voir comment certaines personnes manipulent ce que je dis pour faire de gros titres et faire croire que je suis raciste. Je ne suis pas raciste, je déteste absolument le racisme et le racisme est dégoûtant (…) A tous ceux qui utilisent mon image pour promouvoir leurs mauvaises idées, je leur demande poliment d’arrêter. Je ne fais pas de politique et je ne veux pas être impliqué là-dedans.»

Leclerc faisait alors référence à l’interprétation, faite par certains, de ses propos il y a quelques semaines pour justifier son choix : «Je crois que l’important sont les faits et les comportements quotidiens plus que des gestes formels qui pourraient être perçus comme controversés dans certains pays.» 

A l’initiative du sextuple champion du monde britannique Lewis Hamilton, le seul pilote de F1 noir, des cérémonies sont organisées avant le départ des Grand Prix où les pilotes sont appelés à manifester contre le racisme. Sur les 20 pilotes engagés dans le championnat du monde, la majorité s’agenouille mais certains, comme Charles Leclerc, ont choisi de ne pas le faire.

Ce qui est le cas également de Max Verstappen : «Je pense que tout le monde a le droit de s’exprimer quand et de la manière qu’il souhaite. Je ne mettrai pas le genou à terre mais je respecte et soutiens les choix personnels de chaque pilote.» Pour Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l’automobile, il n’y a en tout cas aucune polémique sur le sujet : «Il y en a qui peuvent avoir envie de se mettre à genou et il y en a qui peuvent ne pas avoir envie de s’exprimer de la même manière. C’est la liberté, la démocratie», avait-il confié à l’AFP sur le sujet.    

Sport24 Le Figaro