Gagny (93) : colère du maire LR, il voulait fêter l’Aïd dans son gymnase, l’État lui impose d’y héberger des migrants

Depuis plusieurs jours, des maires de Seine-Saint-Denis annoncent que leurs gymnases sont réquisitionnés par la préfecture pour accueillir des migrants.

Difficile de préciser clairement quel camp va être évacué et à quelle date mais, selon nos informations, il se pourrait bien que ce soit le camp de migrants installé sous le pont de Stains, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Il y a quelques jours, la maire d’Aubervilliers, Karine Franclet a demandé son évacuation.

Selon un dernier comptage, ils seraient entre 800 et 1.000 migrants à vivre dans ces conditions très précaires. En plus des conditions d’hygiènes désastreuses, l’insécurité est omniprésente. Des migrants racontent que « le deal est au cœur des échanges ». Il faut ajouter à cela le fait que le camp est installé au bord du canal Saint-Denis, un migrant s’est déjà noyé.

Des maires en colère

Il se pourrait donc que ce soit les migrants de ce camp qui soient accueillis dans les gymnases réquisitionnés par les services de la préfecture en Seine-Saint-Denis. Plusieurs élus ont annoncé ces réquisitions pour quatre semaines. C’est le cas par exemple à Neuilly-Plaisance.

C’est aussi le cas à Tremblay-en-France, une nouvelle qui met le maire, François Asensi, en colère.

« L’État a pris la décision de nous imposer la réquisition du gymnase Toussaint-Louverture pour une durée d’un mois afin d’accueillir une centaine de migrants. […] Aujourd’hui nous sommes mis devant le fait accompli. La ville ne dispose que d’un délai de sept jours pour prendre toutes les mesures nécessaires. Je constate par ailleurs que les gymnases sont réquisitionnés principalement dans les villes populaires du nord et de l’est de la région parisienne, c’est-à-dire les villes qui assurent déjà l’essentiel des efforts de solidarité envers les publics les plus fragiles. »

Le maire de Gagny, Rolin Cranoly (LR) a aussi exprimé sa colère dans les colonnes du Parisien, puisqu’un gymnase a été réquisitionné dans sa commune.

« Et ce, alors que malgré mon désaccord avec leurs méthodes, j’avais endossé ma responsabilité d’élu et accepté de prêter un autre gymnase ! Mais ils ne m’ont finalement pas laissé le choix… Cela me met, en plus, dans une situation très complexe en matière de logistique, car la cité avait choisi de prêter ce lieu à l’association des musulmans de la ville pour fêter l’Aïd », peut-on lire dans les colonnes du quotidien.

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