Gennevilliers (92) : Adam et Ayoub remportent le concours du meilleur éclair au chocolat d’Île de France

Comme chaque année, la fédération des Pâtissiers d’Île de France organise ses concours dont le célèbre concours du meilleur éclair au chocolat. Ce concours permet non seulement au vainqueur mais à l’ensemble des participants de communiquer auprès de leurs clients et faire la promotion de cette pâtisserie traditionnelle, facile à consommer sur place ou en dessert.

Résultats

  • Premier avec 350 points est Ayoub BATAT de la maison Azalées, 84 rue Pierre Timbaud, 92230 GENNEVILLIERS,
  • Second Adam SEDDIK de la maison Azalées également,
  • Troisième Nicolas MOUROUGAYA de la maison Aux Deux Épis (Audrey et Ivan Stork), 54 rue Pasteur, 77660 SAINT JEAN LES DEUX JUMEAUX.

Adam Seddik est un pâtissier « comblé ». Le pâtissier, cogérant de la Maison Azalée, rue Pierre-Timbaud, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), vient de décrocher le second prix au concours régional du meilleur éclair au chocolat. Il n’a été devancé que par Ayoub… son jeune apprenti. […]

« C’est le but que l’élève dépasse le formateur »

Les conséquences ne se sont pas fait attendre. « On avait communiqué sur les réseaux mais pas encore de manière officielle. Nous n’avions pas les stickers à apposer sur la vitrine, ni les coupes. Mais, on voit déjà la différence », commente Adam. Le bouche-à-oreille a suffi. Non seulement le passage est continu dans le petit salon de thé mais la vente d’éclairs a explosé. « Elle a été multipliée par quinze en quelques jours. On en est à près de 80 et cela va sûrement continuer », prédit le pâtissier.

Que le maître ait été devancé par l’apprenti ne suscite pas d’amertume chez lui. « C’est le but que l’élève dépasse le formateur, assure Adam Seddik. Et puis, s’il a eu le premier prix, c’est aussi la preuve que j’ai été un bon professeur. Je suis fier de lui et d’avoir contribué à sa victoire. »

Jugé trop bon élève pour faire pâtissier…

Ce mardi matin, le jeune prodige n’était ni au magasin, ni au laboratoire. « Il a cours aujourd’hui », indique son maître d’apprentissage.

À 30 ans, ce dernier a lui-même une trajectoire qui sort de l’ordinaire. En troisième, il se découvre une passion pour la cuisine et la pâtisserie mais ses résultats sont « jugés trop bons pour qu’il soit envoyé dans la voie professionnelle ». « C’était considéré comme une voie de garage alors que pour moi, c’était la voie royale », regrette-t-il. Son bac S en poche, il enchaîne les petits boulots.

Joueur dans l’âme, il a décroché plusieurs trophées ces trois dernières années : ses flans et ses galettes des rois ont séduit les juges de concours régionaux ou départementaux. « Là, je me renseigne pour le concours régional de la galette, glisse-t-il. J’aime la compétition ! »