Google conseille à ses employés qui se plaignent de racisme ou de sexisme d’aller voir le psy

Google est accusé de se débarrasser, sous couvert de soucis de santé mentale, de ses employés se plaignant ouvertement de comportements racistes ou sexistes au sein de la société. La gestion du département des ressources humaines et le respect de ses engagements sociaux sont remis en question.

Une enquête met une nouvelle fois en exergue de sévères fautes commises par le département des ressources humaines de Google. Plusieurs employés, actuels ou anciens, de la firme de Mountain View témoignent de pratique douteuses de la part de la direction à leur égard. Cette dernière leur aurait notamment suggérer de consulter un spécialiste de la santé mentale après avoir rapporté des comportements sexistes ou racistes dans leur espace de travail.

Google préfère mettre les victimes au placard

Plus d’une dizaine de cas ont été recensés. Commentaire sur la couleur de peau ou la coupe de cheveux, harcèlement sexuel… aucune personne interrogée après avoir fait remonter un problème de cet ordre aux ressources humaines n’a été prise au sérieux. Plutôt que d’intervenir pour mettre fin à ce type de comportements et confronter les fautifs, le département RH a préféré isoler les victimes en leur proposant un congé pour problème psychologique.

Parmi les témoignages, on retient par exemple celui d’April Christina Curley, recruteuse spécialisée dans la diversité. Malgré de bonnes performances, elle s’est vue refuser des promotions et son salaire a même été réduit, avant d’être finalement renvoyée. Avant son éviction, elle a été encouragée à prendre un congé pour soucis de santé mentale. Timnit Gebru, chercheuse sur le thème de l’éthique dans l’intelligence artificielle, a été jugée “incompatible avec les attentes d’un responsable Google” suite à ses plaintes concernant le respect des engagements pris par Google en matière de diversité et d’inclusion.

Une porte-parole de Google a réagi en indiquant que “tous les incidents qui nous sont signalés font l’objet d’une enquête rigoureuse”. Elle a ajouté que “des mesures fermes contre les employés qui enfreignent nos politiques” sont prises quand nécessaires.

NBC News