Grande-Synthe (59) : Après avoir menacé les élèves et le personnel d’un lycée avec un couteau, une adolescente incendie un centre équestre lors d’une sortie pédagogique

L’adolescente qui avait semé la panique au lycée du Noordover, le 19 septembre a incendié la grange d’un centre équestre lors de son séjour en foyer. Elle a été placée en détention provisoire.

Le 19 septembre, une adolescente âgée de 16 ans avait pénétré dans l’enceinte du Noordover, après en avoir escaladé les grilles. Armée d’un impressionnant couteau, elle avait menacé des élèves et du personnel enseignant. Son interpellation, houleuse, avait permis de révéler qu’elle était à l’origine de la psychose qui régnait dans l’établissement depuis la rentrée. Des enseignants recevaient presque quotidiennement des menaces de mort, soit par mail, soit par téléphone. L’adolescente avait été exclue définitivement du Noordover, l’année précédente, en raison de son absentéisme.

L’adolescente a expliqué qu’elle avait mis le feu à la grange, à Morbecque, pour échapper à ses éducateurs et ainsi retourner au Noordover dans l’intention d’égorger des enseignants.

Retourner égorger des professeurs

La jeune femme tenait des propos terrifiants, menaçant d’égorger des professeurs qu’elle citait nommément ou annonçant qu’elle allait se livrer à une tuerie. Jusqu’à cet après-midi du 19 septembre où elle a semé la panique, armée.

Mise en examen pour ces faits le 21 septembre, la justice avait décidé de la placer dans un foyer spécialisé, éloigné du Dunkerquois, avec un suivi de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse). Elle avait échappé de peu à une incarcération. Mais ce 23 septembre, lors d’une sortie avec le foyer dans un centre équestre à Morbecque, elle a mis le feu à une grange, qui a été entièrement détruite. Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle voulait faire diversion afin d’échapper aux éducateurs et ainsi retourner au Noordover pour «  égorger des professeurs ».

En plus d’avoir été mis en examen pour l’incendie, elle a, cette fois, été placée en détention provisoire. Un psychologue qui l’a examiné a diagnostiqué un « délire obsessionnel ».

La Voix du Nord