Grèce : la plupart des dirigeants du mouvement Aube dorée condamnés à 13 ans de prison

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A Athènes, le verdict est tombé pour les responsables du parti néo-nazi Aube dorée, considéré par la justice grecque comme une “organisation criminelle”.

La Cour pénale a suivi les réquisitions de la Procureure en condamnant à 13 ans de prison ferme le chef d’Aube Dorée, Nikos Michaloliakos, et d’autres cadres du parti, dont l’eurodéputé Ioannis Lagos.

Ce verdict marque l’épilogue d’un procès fleuve de plus de cinq années qui a vu défiler une soixante d’accusés – responsables politiques ou militants – pour des crimes et délits allant de l’assassinat à la possession d’armes.

La Cour pénale d’Athènes a rejeté toutes les circonstances atténuantes susceptibles d’alléger les peines de prison encourues par les dirigeants du parti.

Fondé au début des années 1980, Aube dorée, parti ultranationaliste et néo-nazi, avait profité de la crise financière en Grèce pour devenir en 2015 la troisième force politique du pays, avant d’être discrédité par une série d’actes de violences contre des migrants ou des activistes de gauche.

Le meurtre en 2013 d’un rappeur antifasciste avait suscité une vive émotion en Grèce. L’auteur, un militant d’Aube dorée, a été condamné à la prison à perpétuité.

Ce procès a contribué au déclin du parti dans les urnes. La formation n’avait obtenu aucun siège au Parlement lors des dernières législatives de juillet 2019.