Grèce : Les migrants oublient l’enfer des camps grâce aux arts martiaux

Connu pour ses conditions de surpopulation et son manque d’accès aux ressources essentielles, le camp de Moria, situé sur l’île grecque de Lesbos, a été décrit comme un « enfer » par les personnes qui y vivent et y travaillent. Conçu pour accueillir seulement 3 000 migrants, le camp en accueillait environ 13.000 à son apogée.

Les sessions animées par Norouzi sont organisées par Yoga and Sports with Refugees, une ONG basée à Lesbos qui promeut l’activité physique comme moyen d’aider les réfugiés et les migrants à faire face au stress de la vie et de leur procédure d’asile. Depuis sa création en 2017, le projet s’est également étendu à Athènes, englobant une gamme de sports allant de la randonnée au yoga, en passant par les arts martiaux mixtes. « C’est là que nous pouvons avoir le plus grand impact », affirme l’ONG sur son site, avant de s’étendre sur ses objectifs, à savoir aider les gens à garder espoir et à poursuivre leurs rêves d’une vie plus sûre.

Leur programme d’arts martiaux, proposé à la fois en Grèce continentale et à Lesbos, vise à aider les migrants à canaliser « l’énergie, la colère et la tension », et encourage « la discipline et la gestion des émotions », explique l’ONG. Au total, plus de 20.000 personnes ont pratiqué divers sports dans le cadre de ce projet. Nous avons parlé à certains de ceux qui s’entraînent au Pedion tou Areos de leur histoire, de leur parcours vers la Grèce et de ce que les arts martiaux signifient pour eux.

Vice