Guingamp (22) : Le collectif Solidarité migrant.e.s recherche des bénévoles

Samedi 6 février 2021, plus de 400 personnes ont manifesté dans les rues de Guingamp (Côtes-d’Armor) pour soutenir les migrants et dénoncer les délais d’obtention des papiers et la politique départementale d’accueil des mineurs isolés. L’appel avait été lancé par seize associations et collectifs du département, dont le collectif Solidarité migrant.e.s du pays de Guingamp.

Quel public accompagne votre collectif ?

Les besoins évoluent d’une année sur l’autre, en fonction de la politique française et de la politique locale. Nous accompagnons les migrants pour l’apprentissage du français, se réparer avec les administrations, les examens médicaux… Au début, nous accompagnions beaucoup de familles syriennes, qui avaient un titre de séjour. Moins de ces familles arrivent aujourd’hui.

En revanche, nous avons de plus en plus de contact avec des mineurs isolés, qui ne sont plus suivis par le conseil départemental, mais qui sont scolarisés, par exemple, au lycée Jules-Verne. On est en relation avec le Collectif d’aide aux jeunes migrants et leurs accompagnants (Cajma), pour leur trouver un hébergement dans des familles s’ils n’ont pas de places à l’internat. Nous faisons appel à d’autres collectifs aussi si besoin.

Combien de mineurs isolés accompagnez-vous ?

Nous aidons trois, quatre jeunes actuellement. Ils sont hébergés dans des familles du collectif certaines semaines et dans d’autres collectifs, du côté de Belle-Isle-en-Terre notamment, par roulement, le temps de leur trouver une place. C’est toute une logistique à mettre en place.

Avez-vous des besoins actuellement ?

Nous avons surtout besoin de bénévoles. Nous sommes 25, une quinzaine d’actifs, dont un bon pourcentage de retraités. Des enfants et adolescents qui étaient hébergés à Guingamp et scolarisés dans la ville sont arrivées dans des communes plus éloignées et pas toujours desservies par le transport scolaire.

En plus de tout l’accompagnement cité précédemment, nous mettons en place un planning, en fonction des disponibilités de chacun, pour pouvoir assurer le transport scolaire et dépanner les familles qui hébergent ces jeunes.

Renseignements : tél. 06 81 60 19 59.

Ouest-France