Hassan Iquioussen : L’imam investisseur immobilier, impliqué dans la location de logements insalubres, serait un « marchand de sommeil »

Le prédicateur, âgé de 57 ans, serait propriétaire d’une demi-douzaine de logements, qu’il louerait en dépit de leur état manifestement sujet à caution. Assez pour que ses détracteurs le décrivent comme un potentiel « marchand de sommeil ».

Un nouvel élément de contexte risque d’alourdir le dossier, déjà bien chargé, de l’imam Hassan Iquioussen, affilié aux Frères musulmans et visé par une mesure d’expulsion prononcée par le ministère de l’Intérieur, qui le soupçonne de tenir « depuis des années un discours haineux à l’encontre des valeurs de la France ». Dans le procès-verbal de la commission d’expulsion, il apparaît que Hassan Iquioussen, né en France et vivant près de Valenciennes (Nord), «a été employé par l'(ex)-Union des organisations islamiques de France» et « n’exerce aucune autre profession ». Le même document précise que «ses revenus proviennent d’investissements immobiliers».

Le prédicateur, âgé de 57 ans, serait propriétaire de sept logements, qu’il louerait en dépit de leur état manifestement sujet à caution. Assez pour que ses détracteurs le décrivent comme un potentiel « marchand de sommeil ». « Il a fait l’objet de « procédures administratives répétées pour des faits de location de logements insalubres ou de logements non conformes aux règles du règlement sanitaire départemental du Nord », apprend-on de sources informées et concordantes.

Selon nos informations, le prédicateur, âgé de 57 ans, serait propriétaire de sept logements, qu’il louerait en dépit de leur état manifestement sujet à caution. Assez pour que ses détracteurs le décrivent comme un potentiel « marchand de sommeil ». « Il a fait l’objet de « procédures administratives répétées pour des faits de location de logements insalubres ou de logements non conformes aux règles du règlement sanitaire départemental du Nord », apprend-on de sources informées et concordantes.

«Danger imminent pour la santé et la sécurité des occupants»

Selon les informations transmises au Figaro, les immeubles qu’«il possède au (..) et (..) de la rue de Neuville, à Bouchain, ont fait l’objet d’un arrêté portant mise en demeure de faire cesser un danger imminent pour la santé et la sécurité des occupants le 18 mars 2015 ». Ils sont au cœur d’un arrêté déclarant leur insalubrité et les interdisant définitivement à l’habitation le 18 juin 2015. « L’un des deux logements de la rue de Neuville, qui avait l’objet d’une levée d’arrêté d’insalubrité, a de nouveau fait l’objet de constatations d’infractions au règlement sanitaire départemental dans un rapport de l’agence régionale de santé en date du 14 février 2022 », précise-t-on de même source.

À Lourches, un autre immeuble que « M. Iquioussen possède au (..) rue Albert Cousin » aurait quant à lui fait l’objet d’une visite, le 28 février dernier, des services de la communauté d’agglomération des portes du Hainaut. « Ces derniers ont constaté des manquements graves au règlement sanitaire départemental (installations électriques dangereuses, isolation thermique insuffisante, pièces louées comme chambres alors que leur enfouissement ne permet pas de les considérer comme des pièces de vie…), révèle-t-on au Figaro. L’agence régionale de santé prépare un arrêté de danger ponctuel imminent pour la santé publique (L. 1311-4) sur ces manquements. »

Fiché S

Enfin, poursuit-on de même source, « en février et mars 2022, le service communal d’hygiène et de santé de Denain a visité les logements situés (..) rue de la Pyramide, (…) rue de Villars, (..) rue Louis Petit et (..) place Gambetta, à Denain, dont M. Iquioussen est propriétaire ». « Pour chacun d’entre eux » il aurait été constaté, sans plus de précision des « manquements au règlement sanitaire départemental ».

Dimanche, le JDD avait rajouté une pièce au puzzle, révélant que le prêcheur islamique, qui n’a «rien à faire sur le territoire de la République» a répété lundi à Marseille le ministre de l’intérieur, est fiché S par la DGSI depuis dix-huit mois.

Le Figaro