Hongrie : « La mère est une femme et le père est un homme », le Parlement adopte un ensemble de mesures anti-LGBT (Màj)

11/11/2020

La Hongrie conservatrice de Viktor Orban n’en finit pas de restreindre les droits des minorités. Le Parlement a adopté mardi 15 décembre plusieurs textes anti-LGBT, l’un inscrivant la notion traditionnelle de « genre » dans la Constitution, l’autre interdisant de facto l’adoption aux couples de même sexe.

« La mère est une femme, le père est un homme », décrète un amendement à la Loi fondamentale approuvé grâce au soutien des députés de la majorité, selon le site officiel de l’Assemblée. Ce texte définit le sexe comme étant uniquement celui de la naissance, et ajoute : « L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne » du pays.

Dans son argumentaire, le gouvernement justifie cet amendement par la nécessité de « protéger l’enfant contre les possibles interférences idéologiques ou biologiques » du monde occidental moderne. […]

Le Monde

15/12/2020

Le gouvernement hongrois veut inscrire dans la Constitution qu’une « mère est une femme et le père est un homme« . Le sexe sera « uniquement celui de la naissance« , l’éducation étant « assurée selon les valeurs de la #Hongrie et la culture chrétienne« .

En effet, le gouvernement a déposé mardi un projet d’amendement pour inscrire dans la constitution que «la mère est une femme, le père est un homme» et définir le sexe comme étant uniquement celui de la naissance.

«La Hongrie protège le droit des enfants à s’identifier en fonction de leur sexe», est-il écrit dans le projet de texte envoyé au parlement par la ministre de la justice Judit Varga. «L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle de la Hongrie et la culture chrétienne», peut-on également lire.

Rappelons que depuis le mois de mai, il est déjà légalement interdit d’inscrire un changement de sexe à l’état civil dans ce pays d’Europe centrale, membre de l’Union européenne (UE), dont le premier ministre Viktor Orban, au pouvoir depuis dix ans sans interruption, promeut «l’illibéralisme». […]

Le Figaro