Hongrie : le ministre des Affaires étrangères répond aux sanctions de l’UEFA, «une instance lâche et pathétique»

Sanctionnée par l’UEFA vendredi pour les débordements de ses supporters durant l’Euro, la Hongrie a vertement répliqué ce samedi

Trois matches à huis clos (dont un avec sursis) et 100 000 euros d’amende, ainsi l’UEFA a-t-elle sanctionné les dérapages constatés dans les tribunes de la Puskas Arena lors de l’Euro. A l’occasion des matches de la Hongrie contre la France et le Portugal notamment. De multiples témoins avaient rapporté des insultes racistes face aux Bleus, ainsi que des chants homophobes devant la Selecçao de Cristiano Ronaldo. Des comportements indignes dénoncés par la maison-mère du football européen, au grand dam des Magyars.

Dans une tribune publiée ce samedi sur les réseaux sociaux, au lendemain des sanctions édictées à son encontre, la Hongrie s’est émue du verdict par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Peter Szijjarto. Réfutant le « comportement discriminatoire des supporters hongrois », le membre du gouvernement de Viktor Orban a fustigé « une instance lâche et pathétique ».

Une allusion à l’ère du communisme
« Il semblerait que l’UEFA emploie des informateurs tels que ceux qui sévissaient sous l’ère du communisme, dénonce le ministre. Ces délateurs n’ont rien d’autre à faire que d’écrire des rapports sur ce qui a été dit ou pas dans le public. Aucune preuve n’est nécessaire, il suffit de dénoncer ! » Face aux débordements constatés durant le Championnat d’Europe des nations, l’UEFA a rappelé à plusieurs reprises son « engagement ferme » contre le racisme et l’homophobie, tout en refusant de prendre part au débat politique.

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