Ibrahim Maalouf explique avoir subi une discrimination dans le monde de la musique classique : “On ne m’invitait jamais”

Fréquemment mis en avant pour démontrer son talent à la trompette, le musicien libanaisIbrahim Maalouf était invité dans C à vous ce 12 janvier pour parler de sa série de tweets du début du mois qui dénonçait le manque de diversité dans l’opéra, et plus spécifiquement le prestigieux opéra de Vienne.

Il disait alors précisément, commentant le concert du nouvel an, “Sublime orchestre de Vienne qui chaque année excelle autant musicalement qu’il se fait tristement remarquer par son manque de diversité ethnique. 2021 on veut plus de diversité !”, expliquant ensuite dans plusieurs publications en quoi les opéras français avaient aussi des failles. Il s’était alors mis à dos un certain nombre de personnes qui critiquaient ses attaques contre Zhang Zhang, une violoniste chinoise en poste à Monaco.

Ce mardi sur France 5, il a souhaité expliquer que ses tweets n’étaient pas d’ordre politique mais “un constat d’échec” et a partagé son expérience d’homme issu de la diversité dans le monde de la musique classique, si européano-centré.

“Jamais on ne m’invitait”

“Je me suis jamais apitoyé sur mon sort. Je me suis jamais plaint”, a-t-il commencé à rappeler avant de raconter une anecdote révélatrice de son parcours auprès de Maurice André, qu’Ibrahim Maalouf qualifie de “plus grand trompettiste au monde pendant très longtemps” et qui avait formé son père, lui aussi trompettiste. “Je faisais partie de cette ‘élite’ de la musique classique et pourtant, avec le niveau que j’avais, j’étais quasiment jamais invité dans les festivals de musique classique. Jamais on m’invitait. J’étais allé le voir Maurice André et je lui ai dit : ‘Mais pourquoi, après tout ce que j’ai fait ? Vous savez que j’ai le niveau…’ et il m’a dit “Ibrahim, ne vous faites pas d’illusion, c’est pas demain que le monde de la musique classique va trouver normal qu’une personne qui s’appelle Ibrahim vienne leur expliquer comment on joue Bach ou Beethoven…”

“C’est pas ta culture”

“Parce qu’on pense que vous n’avez pas la culture ?, a complété Anne-Elisabeth Lemoine. Vous avez peut-être la technique, mais c’est d’ailleurs ce qu’un de vos professeurs au conservatoire vous a expliqué : ‘C’est pas ta culture’.” Ce qu’a confirmé Ibrahim Maalouf : “C’est pas ma culture, voilà. Et moi je me suis toujours battu contre ça. C’est un constat amer et triste que je fais depuis très longtemps mais je n’en parle pas.” Ibrahim Maalouf est également revenu sur les critiques qu’il recevait faisant état de son passé judiciaire – il avait été accusé d’agression sexuelle avant d’être relaxé en juillet 2020. Il a dénoncé une “mauvaise foi” des personnes qui se servaient de fausses accusations à son sujet pour “discréditer tout (son) discours sur la diversité.”

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9 thoughts on “Ibrahim Maalouf explique avoir subi une discrimination dans le monde de la musique classique : “On ne m’invitait jamais”

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    Déjà, si il voulait entrer dans un orchestre, il aurait fallu qu’il utilise une trompette normale et non sa 4 pistons (certes très bien pour faire du jazz).
    Quant aux déclarations de Maurice André, c’est toujours sympa de faire parler les morts.
    Puis faut pas se leurrer non plus, il gagne beaucoup mieux sa vie et fait une meilleure carrière hors orchestre car noyé dans un orchestre, il ne serait connu que d’un petit cercle d’initiés.

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      Merci pour l’info, je ne connaissais pas ces détails.

      Maintenant que vous en parlez, il me revient un détail de ma longue vie d’emmerdeur: en 6e, pour faire l’original en cours de musique, je m’étais pointé avec une flute autre que celle prescrite. La prof, qui ne devait pas être mauvaise oreille, m’avait tout de suite remarqué en me disant que c’était une flute Ré.

      Ben mon instrument venait du Liban lui aussi.

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      Vous avez bien fait de mettre le doigt là dessus Neuneu.
      Entre temps j’ai retrouvé l’instrument dont je parle plus bas, ai remis mes doigts naturellement sur les bons trous, de mémoire, et qu’en est-il sorti?
      Premier cours de musique d’un jeune Français innocent à l’école de la république (les autres m’en suis un peu fichu, jouant en “Ré”), un chant révolutionnaire, la carmagnole, déguisée pour la circonstance en dansez la capucine.

      Bande d’enc***, je n’avais pas encore 11 ans.

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    Les places sont chères grosse trompette, t’as pas le niveau. C’est la jaune de Vienne qui l’a dit : il faut qu’il bosse.

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    Je ne me plains, mais quand même écoutez comme je suis mal-aimé.

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    “Jamais on ne m’invitait”

    Vu comment t’es con, il n’y a rien d’étonnant.

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    Sale bougnoule chialeuse, merguez fragile.

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      Ah ah ah… me revoilà.

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        Welcome back Dude 👌🏻

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