«Il faut compter 1h15 d’attente» : à Lyon, le meilleur kebab de France victime de son succès

Désigné meilleur kebab de France mi-avril, «Chëf», à Lyon, doit faire face à une demande monstre et gérer la pression liée à sa nouvelle notoriété.

Redouane et Besma, les deux gérants du meilleur kebab de France à Lyon (1er arrondissement)./LP/Justin Boché 

Déjà trente personnes font la queue rue Terme à Lyon (Ier) devant l’enseigne bleue de « Chëf » ce mercredi matin. Il n’est que 11 heures, mais le restaurant élu « meilleur kebab de France » par l’émission « Très très bon » du critique culinaire François-Régis Gaudry sur Paris Première attire comme chaque jour les foules. Ouvert depuis moins de neuf mois, le fast-food connaissait déjà un vrai succès localement. Cette consécration s’est depuis traduite en cohue quotidienne.

« Il faut actuellement compter 1h15 d’attente lors des services », explique gêné Redouane, qui a créé ce kebab avec sa sœur Besma. Il leur aura fallu quatre ans pour monter leur affaire. « Notre constat a été simple. On s’est dit : « C’est quoi le kebab de nos rêves ? » On a donc pensé chaque produit séparément pour avoir le meilleur sandwich final possible », explique le trentenaire. Trente tests de pain et douze essais de marinades plus tard, leur sandwich a déjà conquis la France.

Se passer des plateformes de livraison

Mais toute médaille a son revers. « Ça marchait très bien avant mais, depuis le concours, c’est limite incontrôlable. Notre capacité d’adaptation a dû être énorme », reconnaît le patron. Après le sacre, les effectifs sont passés de sept à douze, il a fallu changer de fournisseur, le premier n’étant pas capable de livrer assez de viande, arrêter les livraisons et réorganiser le restaurant.

« Si c’est beaucoup de travail, ce titre nous a permis aussi de gagner en autonomie et indépendance parce qu’on peut se passer des plateformes de livraison. C’est une chance en cette période de Covid », se réjouit Redouane. Toutefois, l’ouverture d’un second restaurant n’est pas d’actualité : « Ce titre est difficile à porter. Donc on préfère se concentrer sur celui-ci et faire les choses bien. »

Le Parisien