Immersion en formation déontologie avec les futurs policiers : Interventions de la Licra, d’associations d’agents LGBT…

En tant que fonctionnaire de police, vous avez des droits et vous avez des devoirs”, prévient, d’emblée, le représentant de la défenseure des droits qui intervient, ce jour de décembre, dans l’amphithéâtre de l’école de police de Rouen-Oissel (Seine-Maritime). […]

“La formation à la déontologie, et plus généralement au respect des personnes, constitue un axe majeur de la formation initiale des élèves”, affirme le commissaire divisionnaire Olivier Enault, directeur de l’école de police de Rouen-Oissel. “Nous avons des formations dispensées par les policiers, ceux qui enseignent les gestes techniques. Mais il y a aussi un certain nombre d’intervenants extérieurs qui viennent dispenser des cours aux élèves gardiens.” Au-delà de celle du représentant de la défenseure des droits, ces futurs policiers ont également assisté aux interventions d’associations d’aide aux victimes, de la Ligue contre de le racisme et l’antisémitisme (Licra), ou de Flag, association d’agents LGBT du ministère de l’Intérieur.  

“Pourquoi parler des discriminations dans la formation des gardiens de la paix ?”, demande le délégué de la défenseure des droits aux élèves installés dans les fauteuils orange de l’amphithéâtre. “On pourrait dire que ce n’est pas au cœur de votre métier.” Une élève avance la possibilité que les policiers soient eux-mêmes victimes de discrimination lors de leur carrière.

L’un de ses camarades rappelle qu’il sera amené à être “au contact du public” : “Pour nous sensibiliser, afin que nous n’ayons pas, nous-mêmes, de comportements discriminatoires ?“, interroge-t-il. “Exact”, dans les deux cas, répond leur interlocuteur. “Quand une personne qui s’estime victime de discriminations et souhaite faire valoir ses droits, sur le plan pénal, soit elle va au commissariat de police – ou à la gendarmerie – soit elle écrit au procureur de la République. Quelle que soit la voie choisie, vous allez être au cœur de ce processus.” […]

France Inter