Immobilier : Paris lance ses logements à 5.000 euros le m2, moitié moins que le prix habituel (Maj)

10 mai 2021

Près de 2700 familles s’arrachent les 23 logements neufs vendus à moitié prix à Paris

L’opération parisienne qui vise à commercialiser à 5000 euros le m2 les tout premiers appartements sous le régime du bail réel solidaire a évidemment rencontré un immense succès.

Coup d’envoi réussi pour les logements à prix cassés. En lançant début avril la commercialisation de 23 premiers logements à 5000 euros du mètre carré, la ville de Paris ne s’attendait pas à un tel succès. Au total, 2685 dossiers de candidatures ont été déposés en moins de quatre semaines, entre le 6 et 30 avril…[…].

Le Parisien ou Google Traduction.

4 avril 2021:

La Ville de Paris va vendre des appartements à 5.000 euros le mètre carré pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans. Les premiers sont commercialisés dans le 14e à partir de mardi. Objectif : 6.000 en six ans.

Acheter un appartement à Paris relève aujourd’hui du rêve inaccessible pour la plupart des familles. Les prix de l’immobilier ont quadruplé en vingt ans. Il faut maintenant être millionnaire pour devenir propriétaire d’un beau quatre – ou cinq – pièces. C’est pourquoi la mairie a créé en 2019 la Foncière de la Ville de Paris (FDVP), dont la mission est de produire de l’habitat à “prix maîtrisés” et de “lutter contre la logique spéculative des marchés de l’immobilier”.

Sa cible : les classes moyennes avec enfants. “Nous entrons maintenant dans le concret”, se réjouit Ian Brossat, l’adjoint communiste d’Anne Hidalgo chargé du logement. Il annonce le lancement, mardi, de la toute première “opération de commercialisation d’appartements à prix cassé, c’est-à-dire à 5.000 euros le mètre carré”, soit moitié moins cher que la moyenne parisienne.

Les dossiers – anonymisés – seront examinés par une “commission pluraliste” composée d’élus de la majorité et de l’opposition, du maire d’arrondissement et de représentants associatifs. A Saint-Vincent-de-Paul, la superficie moyenne de ces 23 appartements – principalement des T4 – affichera 70 mètres carrés. Ils donneront sur la rue Boissonade, reliant les boulevards Raspail et du Montparnasse, à l’une des entrées piétonnes du futur quartier. L’immeuble – qui abritera aussi dix logements sociaux gérés par Paris Habitat – doit être livré en 2025.

Sa conception se veut “participative” : les heureux élus, réunis sous l’égide d’un architecte, décideront de la configuration du bâtiment, des couleurs, des matériaux, des “espaces partagés”, local à vélos, buanderie ou terrasse commune… Dans cette opération, la Ville investit 10,1 millions d’euros (foncier et construction), grâce à un prêt de la Banque des territoires et de la Caisse des dépôts, remboursé sur quatre-vingts ans.

Selon l’exécutif municipal, un millier de logements familiaux à 5.000 euros le mètre carré sont d’ores et déjà “confirmés” : 160 dans la ZAC Python-Duvernois (20e), 250 à Gare-des-Mines-Fillettes (18e), 320 à Bédier-Oudiné (13e), 80 dans l’îlot Croisset (18e), etc. Deux opérations plus modestes seront commercialisées fin 2021 et début 2022 : neuf logements dans un ancien garage que la Ville a préempté le mois dernier au 77, rue Rébeval (19e) et dix autres au 145, rue des Pyrénées (20e). “Nous utiliserons tous les leviers possibles, insiste Ian Brossat, notamment les préemptions d’immeubles de bureaux, pour atteindre notre objectif de 6.000 logements de ce type sur la mandature.

Le JDD