Immobilier : Pourquoi la banlieue attire comme jamais

Avec la pandémie et les envies d’espace qui en résultent, les maisons avec jardin en banlieue connaissent un boom inédit. «Les prix sont devenus complètement fous. Un pavillon que je vendais 500 00 euros, il y a tout juste un an, part à 600 00 euros aujourd’hui. Les prix ont pris 20 % en un an», s’étonne Alexandre Forêt de l’agence L’Adresse, à L’Haÿ-les-Roses, une commune proche de Paris dans le Val-de-Marne. Dans les Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, cet appétit se vérifie aussi. «Les prix ont pris pas loin de 10 % en un an», estime Richard Tzipine, directeur général de Barnes.

Avec la pandémie et les envies d’espace qui en résultent, les maisons avec jardin en banlieue connaissent un boom inédit. «Les prix sont devenus complètement fous. Un pavillon que je vendais 500.000 euros, il y a tout juste un an, part à 600.000 euros aujourd’hui. Les prix ont pris 20 % en un an», s’étonne Alexandre Forêt de l’agence L’Adresse, à L’Haÿ-les-Roses, une commune proche de Paris dans le Val-de-Marne. Dans les Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, cet appétit se vérifie aussi. «Les prix ont pris pas loin de 10 % en un an», estime Richard Tzipine, directeur général de Barnes.

Ce phénomène ne se cantonne pas à la proximité immédiate de Paris. Car, avec le télétravail, le temps de transport pour se rendre au travail n’est plus un critère déterminant. En Essonne, et dans le Val-d’Oise, les grandes maisons avec de beaux jardins affolent les acheteurs. Même loin des transports. Témoin, ce pavillon de 300 m2 doté d’un jardin immense, situé dans l’Essonne.

Après une cession avortée, il a été remis en vente au tarif affiché lors de sa première mise sur le marché il y a trois ans, faisant oublier les décotes proposées entretemps. Et vendu au prix sans négociation. «On n’aurait pas cru cela possible», témoigne Michelle, sa propriétaire.

Toutefois, tous les biens ne profitent pas de ce boom. La demande est axée sur les maisons ou appartements avec des extérieurs, et plutôt dans les quartiers recherchés. «Pour les appartements sans balcon, il ne se passe rien. Ils n’ont pas pris un centime», fait remarquer Alexandre Forêt, à L’Haÿ-les Roses.

«À Lyon, Bordeaux, Lille et Marseille, c’est le même phénomène. On enregistre des départs vers des départements limitrophes. Ce n’est pas un exode, ce n’est pas massif, mais la tendance est là», ajoute Thierry Delesalle, porte-parole de la chambre des notaires de Paris. À Bouliac, un village perché sur les rives de la Garonne, près de Bordeaux, les maisons avec jardin font un tabac, et les budgets sont en hausse. «On voit des profils d’acheteurs qui ne venaient pas auparavant. Le village est charmant, mais il n’a pas le tram. Désormais, la demande y est extrêmement forte», témoigne Michelle Zefel, notaire à Bordeaux.

Le Figaro