INCENDIE DANS LA CATHÉDRALE DE NANTES Le bénévole passe aux aveux et est écroué

AFP / le 26 juillet 2020 à 07h56

Temps de lecture : 3 minutes

Une semaine après l’incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un bénévole rwandais du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour “destructions et dégradations par incendie”.

“Mon client a coopéré”, a affirmé au quotidien Presse-Océan l’avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. “Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd’hui rongé par le remords et dépassé par l’ampleur qu’ont pris les événements”, assure-t-il.

L’homme “a reconnu, lors de l’interrogatoire de première comparution devant le juge d’instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique”, a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.

Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l’incendie, a été mis en examen “des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention”, a indiqué dans un communiqué le procureur.

Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un “Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années”.

Selon le recteur, le bénévole est “servant d’autel” et il le connaissait “depuis quatre ou cinq ans”. “J’ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs”, avait-il expliqué à l’AFP.

L’incendie de la cathédrale de Nantes, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, a suscité une vive émotion chez les Nantais, dont certains ont conservé le souvenir d’un précédent incendie de l’édifice, le 28 janvier 1972.

L’édification de cette cathédrale, de style gothique flamboyant, a duré plusieurs siècles (de 1434 à 1891).

Le bénévole avait été placé en garde à vue le 18 juillet quelques heures après l’incendie et l’ouverture de l’enquête, puis remis en liberté le lendemain soir. Les enquêteurs souhaitaient l’interroger car après l’incendie aucune trace d’effraction n’avait été constatée sur les accès à l’édifice dans lequel trois points de départ de feu avaient été constatés.

“Trois points de feu”
Dans le cadre de cette enquête, “plus de trente personnes” ont été entendues et une vingtaine d’enquêteurs de la police judiciaire ont été mobilisés, avec notamment le renfort du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, afin de déterminer la cause de l’incendie, selon le procureur.

Le bénévole a été de nouveau interpellé et placé en garde à vue samedi matin, puis présenté dans la soirée au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire, avant d’être mis en examen et placé en détention provisoire.

Il encourt “une peine de 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende”, a précisé le procureur Sennés.

L’enquête avait révélé l’existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. “Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres”, avait relevé le jour de l’incendie le procureur.

L’alerte avait été donnée le 18 juillet vers 07H45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale. Il a fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d’Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.

En dehors du grand orgue dont “très peu, voire pas du tout d’éléments seront sauvables”, selon Philippe Charron, responsable du pôle patrimoine à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), “la plupart des oeuvres ont été sauvées” et sont remisées “notamment dans le château de Nantes”.

“On va compter en semaines la mise en sécurité du site, (…) en mois l’investigation qui va se faire pierre par pierre” et, concernant la durée du chantier de reconstruction précédé d’une phase d’études, “là, l’unité sera plutôt l’année”, a estimé M. Charron.

L’État “prendra toute sa part” dans la reconstruction, a promis le Premier ministre Jean Castex, venu à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l’incendie.

12 Commentaires

  1. Tout le monde sait qu’en Frônce de 2020 , il vaut mieux être afrobougnoule africain (ou enculeur de chèvres afghan) et brûler une voiture ou une Cathédrale qu’être normand ou auvergnat et brûler un stop.

  2. Peut-être, avec un peu de chance, échapperons-nous à un prochain sketch de Jeanne-la-Noire, défilant à cheval dans la cité orléanaise ?

    Je dis bien peut-être, même pas sûr ! La France, c’est mieux qu’une Race !

    • Une histoire de visa qui arrive à terme, je crois.
      C’est bien la logique primitive, moi fâché, moi brûler.
      Adieu vitraux, adieu bel orgue.

  3. Et voilà, c’est Mamadou qui a pété un câble encore une fois et qui s’en est pris,accessoirement à son gagne pain. En plus d’être con, il est très con en fait. Pas de commentaire sur les délires obsessionnels du fameux court-circuit général….. Les camarades néo-cons socialos-écolos de Nantes, une petite déclaration au micro SVP ?
    Que risque notre ami en terme de justice ? Boh, bah, ouin, vous savez, en même temps, c’est que voilà, ouin…………..les gros yeux du juge et puis un stage chez les pompiers.
    Voilà, France 21 siècle, dernier acte avant effondrement.

  4. Il n’y a que les journaputes et autres taché pour être surpris de ce faux rebondissement.
    On aurait même pu faire accélérer l’enquête.

  5. Comme par hasard c’est encore un réfugié qui saccage nos monuments historiques et chrétiens, cette merde est surement de confession muzzulmerd ! et ces idiots de catholiques qui donnent les clefs de nos cathédrales a un étranger, tout juste tombé de son baobab et bien sur sans papiers.
    Eh les gauchiotes de Nantes ! un commentaire !

  6. Ne jamais faire confiance à un réfugié africain, même soi disant chrétien. A part le cardinal Sarah qui n’oserait pas commettre pareil acte sur un édifice chrétien, les réfugiés africains musulmans ou chrétiens qui viennent en France, sont neuf fois sur dix des rebuts sociaux dont les sociétés africaines ne veulent pas car considérés chez eux comme criminels voire cassos. Ce ne sont jamais des africains relativement aisés de leurs bourgeoisies qui foutent le feu et qui restent souvent en Afrique, à méditer.

  7. Voilà. Nos ancêtres ont mis des siècles pour construire cette cathédrale, et un “réfugié” a mis quelques minutes pour y mettre le feu.
    C’est tout ce qu’il faut savoir sur le vivre ensemble.

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