Italie : La belle histoire de Mohamed Sanneh, un migrant gambien adopté par une famille sicilienne

Temps de lecture : 2 minutes

Mohamed “Lexy” Sanneh (au centre) entouré de la famille Ferraro, sa famille d’accueil

Muhammed Sanneh , 16 ans, gambien d’origine, clandestin au départ, a eu la baraka d’être accueilli par une famille italienne.

Orphelin, il quitte son pays pour trouver les moyens de subvenir aux besoins de ses deux jeunes frères et sœurs restés au village.

Dans notre série de lettres de journalistes africains, Ismail Einashe rencontre un migrant gambien, accueilli par une famille italienne alors qu’il était adolescent.

Muhammed Sanneh était orphelin lorsqu’il a quitté la Gambie à l’âge de 16 ans pour essayer de trouver un moyen de subvenir aux besoins de ses deux jeunes frères et sœurs. Ils avaient tous vécu avec leur grand-mère dans la ville de Basse,-dans le nord de la Gambie- , où la vie était difficile.

Cinq ans et demi plus tard, le jeune migrant – qui préfère se faire appeler Lexy, son surnom d’enfance – a échoué en Sicile. Il parle désormais couramment l’italien. C’est sur cette île qu’il a eu la chance d’être accueilli par une famille locale, la famille Ferraro.

Ses parents adop­tifs, Anto­nio et Giusella Ferraro, s’oc­cu­paient d’un camp pour les migrants mineurs à Agri­gente. Moham­med y était réfu­gié depuis 2015 après avoir été secouru par des sauve­teurs en mer italiens en Médi­ter­ra­née. Ce sont ses sœurs adop­tives qui ont insisté pour que leurs parents l’ac­cueillent chez eux.

En Italie, Moham­med a été accueilli par le biais d’un proces­sus d’aide aux migrants mineurs, qui place l’en­fant au sein d’une famille agréée par le gouver­ne­ment. Mais l’his­toire de Moham­med n’est pas isolée, beau­coup d’Ita­liens ont utilisé ce proces­sus pour accueillir offi­ciel­le­ment des mineurs non accom­pa­gnés arri­vant du Nige­ria, du Mali, de la Gambie et encore du Séné­gal.

Sa famille d’ac­cueil aime­rait l’ac­com­pa­gner un jour en Gambie car son père Anto­nio, veut l’ai­der à y bâtir une maison lorsqu’il sera adulte. Pour eux, Moham­med est « le fils [qu’ils n’ont] jamais eu ».

BBC

3 Commentaires

  1. J’aurais préféré entendre la belle histoire d’un Gambien qui se retrousserait les manches (je n’oserais pas dire qui sortirait les doigts de l’endroit où il aurait l’habitude de les ranger) pour construire quelque chose dans son village, pour cultiver un champ, pour faire quelque chose de ces mains quoi.

  2. “Ce sont ses sœurs adop­tives qui ont insisté pour que leurs parents l’ac­cueillent chez eux.”

    rectification : d’après la photo il est évident que c’est la truie ainée qui, voulant s’envoyer le chibre du gronez, a convaincu sa mère, peut etre qu’elles se le passent en relais, par contre celle qui a toutes les chances de finir égorgée c’est la cadette.

    PS : si lui il a 21 ans je veux bien m’en couper une.

Les commentaires sont fermés.