Italie : Pour relancer la natalité, l’État délivrera une nouvelle allocation pour chaque enfant à partir de juillet

L’Italie renforce sa politique familiale jusqu’alors quasiment absente. Le Sénat a adopté le 30 mars, la loi accordant un chèque universel de 250 euros pour chaque enfant à charge, à partir du 1er juillet 2021.

Un chèque unique et universel sera versé à chaque famille pour les enfants à charge. Sept mois après les députés, les sénateurs italiens votent en faveur de cette amorce de politique familiale ce mardi, sans que le texte ne rencontre d’obstacles. La mise en place de la mesure avait déjà été réaffirmée par le premier ministre Mario Draghi lors d’une conférence de presse vendredi dernier.

Le chèque unique viendra remplacer les aides actuelles attribuées aux familles, telles que les déductions fiscales, ou la récente prime accordée lors d’une naissance ou d’une adoption. Qualifié d’ « universel » également, ce chèque sera attribué à tous les contribuables ayant des enfants à charge, alors que jusqu’à maintenant, l’aide n’était attribuée qu’aux travailleurs salariés mais pas aux indépendants (partita iva).

Le chèque sera reconnu pour tout enfant du 7ème mois de grossesse à ses 18 ans, et sera majoré à partir du troisième enfant. D’une valeur moindre entre 18 et 21 ans, il sera versé directement au majeur s’il est inscrit à l’université, fréquente un cours professionnel ou ne reçoit qu’un bas revenu, est au chômage ou recherche activement un emploi.

Le montant mensuel reste encore imprécis. Le gouvernement parle de 50 à 250 euros par enfant, selon la situation économique des parents. La ministre italienne de la Famille et de l’Égalité des chances, Elena Bonetti, rappelle que « le chèque universel est intégré dans un projet plus large, le Family Act, destiné à soutenir la parentalité, à freiner le drame de la dénatalité, mais aussi à permettre aux femmes de concilier vie professionnelle et vie familiale ».

La nouvelle politique familiale de l’Italie devrait permettre au pays de réduire l’écart avec ses voisins européens. Selon le rapport du conseiller parlementaire Alberto Zanardi, auditionné devant la Commission des Affaires sociales de la Chambre le 25 mars dernier, la Péninsule consacrait 1,1% de son PIB aux soutiens aux familles, contre 2,2% de la moyenne de l’UE à 27, 2,4% de la France et 3,3% de l’Allemagne.

Le Petit Journal