J.K Rowling sort un livre sur une dessinatrice accusée de transphobie : l’autrice nie toute ressemblance avec sa propre expérience

Le tout nouveau roman de J.K Rowling vient de sortir et traite d’une personne accusée de transphobie et persécutée. Pour ceux qui ont un peu suivi, l’autrice est elle-même accusée de transphobie. Cependant, elle dément toute similitudes entre sa propre expérience et l’histoire racontée via son roman.

Pour rappel, l’écrivaine britannique a suscité la polémique sur les réseaux sociaux en début d’année, en saluant un homme qui avait été banni de Twitter après avoir publié qu’il “préférerait avoir le sida plutôt que de soutenir la communauté trans”“Welcome back”, avait alors commenté l’autrice, accusée d’un énième acte de transphobie.

Les polémiques sur cette question ont commencé en 2020, lorsque J.K Rowling a critiqué le terme d’un article qui utilisait l’expression “personnes qui ont leurs règles“, dont l’objectif était de pointer du doigt les hommes trans nés avec le sexe biologique féminin. “Si le sexe n’est pas réel, il n’y a pas d’attirance entre les personnes du même sexe. Si le sexe n’est pas réel, la réalité vécue par les femmes du monde entier est effacée. Je connais et j’aime les personnes trans, mais effacer le concept de sexe supprime la possibilité pour beaucoup de discuter de leur vie de manière significative. Ce n’est pas de la haine de dire la vérité”, avait déclaré l’écrivaine à l’époque.

Des similitudes entre sa vie et son nouveau roman

“The Black Ink Heart”, est letitre du nouvel opus de sa série de récits policiers, qu’elle écrit sous son pseudonyme Robert Galbraith. Dans cet ouvrage, l’écrivaine raconte l’histoire d’Edie Ledwell, une créatrice de dessins animés sur YouTube, qui est prise à partie pour racisme et transphobie par des trolls et des fans pour des propos que tient un de ses personnages animés, un ver hermaphrodite. Le cyberharcèlement et les menaces sont violentes contre la dessinatrice jusqu’au jour où on la retrouve poignardée à mort dans un cimetière…

Une forte ressemblance avec le vécu de l’écrivaine, qui avait été vivement critiquée pour la publication d’un essai, JK Rowling Writes about Her Reasons for Speaking Out on Sex and Gender Issues, dans lequel elle développe les raisons pour lesquelles elle s’exprime sur les questions de sexe et de genre. Un essai très mal accueilli par la communauté transgenre notamment.

J.K Rowling assure pourtant que son dernier roman a été écrit avant les événements “advenus l’année dernière” et n’est pas une réponse à sa situation. “Le premier jet du roman était terminé lorsque certaines choses se sont produites”, a-t-elle affirmé durant l’émission The Graham Norton Radio Show de Virgin Radio UK.

RTL