JO 2021 : Les athlètes féminines ont été le plus touchées par des propos dégradants sur les réseaux sociaux

Les sportives ont été particulièrement visées par les réseaux sociaux lors des Jeux Olympiques de Tokyo cet été, selon une étude publiée ce jeudi par World Athletics. Elles ont en effet été la cible de 87% des propos dégradants repérés par l’enquête.

Les sportives ont été visées par 87 % des abus repérés sur les réseaux sociaux pendant les Jeux olympiques de Tokyo, selon une étude de World Athletics publiée ce jeudi. L’étude, menée en collaboration avec la société de science des données Signify Group, a analysé 240 707 tweets, 23 521 images, GIFs et des vidéos.

Les chiffres sont alarmants : 29 % des propos relevaient de sexisme, 26 % de racisme, 9 % de transphobie. 25 % de ces propos relayaient de fausses accusations de dopage. « L’étude a révélé des niveaux d’abus troublants, incluant des posts sexistes, racistes, transphobes, homophobes, ou encore de fausses accusations de dopage. Elle a aussi souligné la grande différence entre les abus reçus par les femmes et ceux reçus par les hommes », indique le communiqué de World Athletics.

132 posts discriminatoires ont été passés au crible et venaient de 119 auteurs différents. Sur les 132 posts analysés, 115 concernaient des sportives. L’étude a montré que 23 athlètes ont été victimes d’abus ciblés. Parmi ces sportifs, 16 étaient des femmes.

63 % des abus identifiés concernaient directement deux athlètes, qui étaient des femmes noires. « Les abus en ligne peuvent causer des traumatismes pour les individus et peser lourdement dans la balance des performances des athlètes – que ce soit à l’entraînement ou en compétition », alerte l’instance […].

À Tokyo, plus de 180 sportifs étaient issus de la communauté LGBTQ +, un nombre inédit. La première sportive transgenre, Laurel Hubbard, avait participé à l’événement planétaire.

Ouest France