Johnny Hallyday : le chanteur avait été censuré au Burkina Faso à cause de son tube Noir c’est noir, taxé de raciste

Serge Bilé, journaliste à France Télévisions, publie le jeudi 7 octobre prochain un livre joliment intitulé Johnny Hallyday, répète si t’as des couilles aux éditions Kofiba. Une réplique que l’on doit au Taulier ! Il y raconte notamment la censure subie par l’artiste en Afrique à cause de son tube Noir c’est noir.

Depuis le 5 décembre 2017, date de sa disparition, les biographies de Johnny Hallyday ont été nombreuses à se succéder chez les libraires, apportant – ou pas – leur lot de révélations. Il est vrai que le décès de l’idole des jeunes a suscité une vive émotion et laissé inconsolables des millions de fans. Ce 14 septembre dernier, Laeticia Hallyday est d’ailleurs l’instigatrice d’un concert hommage, Que je t’aime, auquel participent de nombreux artistes (son ami Patrick Bruel, Louane, Julien Doré, Kad Merad et Gad Elmaleh, Louane…). Un show qui suit l’inauguration d’une plaque devant le Palais Omnisports de Paris Bercy rebaptisé Accor Arena.

La colère de Johnny Hallyday en Côte d’Ivoire

Dans un livre à paraitre aux éditions Kofiba le jeudi 7 octobre, Johnny Hallyday, répète si t’as des couilles, le journaliste Serge Bilé, qui a grandi en Côte d’Ivoire, a choisi un angle nouveau pour parler du père de quatre enfants : celui des tournées effectuées en Afrique par Johnny Hallyday entre 1966 et 1971, car ce continent est lui aussi touché alors par la vague yéyé. Première anecdote croustillante, qui donne son titre au livre : celle du chanteur qui doit participer à une émission de la télé ivoirienne, présentée par le père de l’auteur. Il a été convenu avec la maison de disques que l’artiste répondra à une interview avant d’interpréter une chanson sur le plateau. Seul hic, personne n’a prévenu Johnny Hallyday qui accepte le principe de l’entretien, mais pas celui de chanter. A son arrivée, le producteur tente de le raisonner mais rien n’y fait. Le ton monte, le producteur déplore une “attitude malhonnête” et le rocker explose : “Répète si t’as des couilles !”, hurle-t-il au producteur qui ne demande pas son reste.

Johnny Hallyday : Leopold Sedar Senghor l’avait invité à déguster un poulet sauce haschich

Quelques temps plus tard, c’est au Sénégal que Johnny Hallyday est attendu pour une série de concerts. Le président Léopold Sedar Senghor invite l’artiste et toute son équipe de musiciens à dîner dans sa résidence de Dakar. C’est son épouse qui a préparé le repas : un poulet… sauce au haschich qui détendra l’ambiance du repas, mais dont les participants ne gardent qu’un souvenir très vague.

Johnny Hallyday : censuré à cause de Noir c’est noir

Mais d’autres anecdotes ne prêtent pas forcément à sourire : à la fin de ces années 60 et durant toutes les années 70, l’Afrique du Sud est soumise au régime de l’apartheid. Venu malgré tout se produire sur place, Johnny Hallyday devra se passer de son percussionniste, le seul de ses musiciens à ne pas avoir obtenu de visa pour entrer dans le pays parce qu’il était Noir. Sans doute le Taulier aurait-il dû y voir un signe et annuler son concert car le soir même, ébloui par la lumière d’un projecteur, il tombe dans la fosse et se fracture la cheville ! Les mésaventures ne s’arrêteront pas là puisque Johnny Hallyday sera interdit de concert par les autorités de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, à cause d’une chanson qu’il interprète depuis 1966, Noir c’est noir, taxée de raciste. Sacrée erreur, puisque cette adaptation de Black is black de Los Bravos n’évoque en fait que déprime et désillusions…

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