La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili imagine des mines de lithium en France

Face au boom de la demande en métaux rares, comme le lithium utilisé dans les batteries, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili estime, vendredi 3 décembre 2021, que la France ne doit « s’interdire rien » en matière d’extraction, à condition d’avoir les autorisations environnementales nécessaires.

« La crise de la Covid a montré qu’on avait besoin de récupérer notre souveraineté sur un certain nombre de matériaux très importants […] et donc je crois qu’il ne faut s’interdire rien », a déclaré Barbara Pompili vendredi 3 décembre 2021 sur BFM Business.

« Nous savons que nous avons du lithium en France », a ajouté la ministre de la transition écologique. « Il faut regarder ce qu’il y a chez nous et qu’on pourrait peut-être éviter d’importer de pays où justement ça va être prélevé de manière peu intéressante pour l’environnement. »

L’extraction minière, un sujet sensible chez les écologistes

L’extraction minière est un sujet particulièrement sensible chez les écologistes, qui dénoncent régulièrement les ravages provoqués sur l’environnement et la biodiversité par l’exploitation de telle ou telle mine dans le monde.

Ce matériau critique est utilisé dans la fabrication des batteries électriques ou des éoliennes, qui sont deux des piliers de la transition énergétique destinée à lutter contre le réchauffement climatique. Or, l’essentiel des ressources en lithium dans le monde est exploité par la Chine.

« Il faut que nous regardions si ça vaut la peine d’en prélever en France. Et dans ces cas-là, […] nous avons besoin d’autorisations environnementales pour pouvoir lancer de nouvelles mines » a-t-elle dit : « Cela veut dire que nous pouvons avoir éventuellement des mines, mais qui seront beaucoup plus respectueuses de l’environnement que ce qui se passe ailleurs dans le monde ».

Ne « s’interdire rien »

« Se dire, c’est pas grave, on laisse polluer ailleurs en fermant les yeux […] non, ça ne va pas. Moi je préfère qu’on fasse les choses chez nous, et qu’on les fasse bien », a lancé la ministre.

Interrogée sur la possibilité de trouver au fond des océans d’autres métaux ou minéraux nécessaires à la transition écologique, elle a aussi répondu qu’il « ne faut s’interdire rien ».

« Les fonds marins sont parfois moins connus que ce qui se passe dans l’univers ou sur la Lune, donc il faut qu’on découvre ce qui se passe dans nos fonds marins. Est-ce que pour ça il faut tout prélever ? Non, il faudra le faire de manière très attentive, raisonnée »

Barbara Pompili

Ouest France