La violence islamiste prouve que les musulmans ne peuvent plus cohabiter avec les mécréants

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Le crime terroriste commis par un islamiste contre un professeur en France paraît en réalité moins préoccupant que les commentaires que cela a suscités dans le monde arabe. Sur les réseaux sociaux aussi bien que dans des médias, beaucoup ont en effet justifié cet acte en disant que l’instituteur avait montré aux élèves des caricatures du prophète Mahomet.

Cela prouve à nouveau que le monde musulman n’arrive plus à cohabiter avec le monde non-musulman. Cette idée de l’incompatibilité est applicable à d’autres religions dont on peut dire qu’elles constituent un obstacle à l’évolution de l’humanité.

Les crimes historiques des Chrétiens

Quelqu’un explique donc sur Twitter que l’attentat constitue la réponse “logique” aux “crimes historiques des Chrétiens” à l’encontre des pays musulmans. Ou encore qu’il ne fallait pas “bafouer nos symboles” ou s’en prendre à “nos fondamentaux”.

Et le tout se trouve agrémenté de menaces d’une escalade de la violence à venir. Ces réactions ne sont pas nouvelles. On les entend chaque fois que la religion s’invite au débat, comme après le suicide de Sarah Hegazi [militante LGBT égyptienne] ou après l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo par exemple.

Des justifications pires que le crime

À nouveau donc, il y a des commentateurs qui ne vont pas jusqu’à cautionner l’acte, qui sont contre les assassinats, mais qui d’un autre côté expliquent que tel ou tel dessin, telle ou telle façon d’enseigner, est une “provocation” et qu’il est donc “normal” que cela provoque des actes de violence.

Cela rappelle les discours qui excusent les dictateurs du monde arabe, en disant par exemple que [le Président syrien] Bachar El-Assad est certes un criminel, mais qu’il a en face de lui des “terroristes” et qu’il a donc eu raison de tuer un demi-million de Syriens.

Ou que [le Prince héritier saoudien] Mohammed ben Salmane a certes du sang sur les mains, mais que [le journaliste saoudien massacré au consulat de son pays à Istanbul] Jamal Khashoggi avait vraiment eu tort de ne pas comprendre qu’il valait mieux pour lui de se taire. Cette façon de voir les choses est une abdication de l’esprit, et d’une certaine façon, c’est plus grave encore que la franche adhésion.

Un climat d’hypocrisie et de mensonges

Car celle-ci permet au moins d’argumenter, alors que les attitudes ambiguës créent un climat d’hypocrisie et de mensonges où l’on ne peut arriver à rien, sinon à noyer le poisson en parlant encore et toujours de la tolérance de l’islam, en répétant que les extrémistes ne représentent pas le “vrai islam” etc.

Or, cela est oublier que la majeure partie des écrits de Daech et consorts ne sont pas des élucubrations individuelles, mais reprennent à la lettre les textes religieux. Ce qui fait que [la mosquée au Caire] Al-Azhar par exemple n’a jamais excommunié Daech.

Aussi n’a-t-on en réalité pas affaire à des “loups solitaires”. Alors que les théologiens débattent pour savoir l’importance du djihad en islam, nombreux sont ceux qui, sur les réseaux sociaux, expliquent qu’il constitue une obligation individuelle, étant donné que “l’Occident mène la guerre à la terre de l’islam”.

Les islamistes s’érigent en censeurs

Ce qui a été attaqué à [Conflans-Sainte-Honorine], ce n’est pas seulement l’institution scolaire qui est un des socles de la laïcité. C’est la liberté d’expression. Cette liberté, cela ne veut pas seulement dire que chacun a le droit de dire ce qu’il pense, mais aussi que personne n’a le droit de le restreindre.

Or, ceux qui trouvent des justifications aux violences entretiennent en réalité l’idée que les musulmans peuvent s’ériger en censeurs et s’arroger le droit d’avoir le dernier mot à propos de ce que l’on pense. Et cela en dénonçant des “provocations” chez les autres, tout en revendiquant que les autres “respectent” leur culture.

Un monde divisé entre musulmans et mécréants

La violence islamiste ne constitue plus seulement un obstacle à la démocratie au Moyen-Orient. Elle pose désormais une menace pour la démocratie occidentale. Car il y a incompatibilité des conceptions du contrat social. Dans l’islam, cette conception reste très liée à l’islam du septième siècle, qui divise le monde en deux, les musulmans d’un côté, les mécréants de l’autre.

Mais sur les réseaux sociaux, cela va plus loin, puisqu’on y trouve également la thèse selon laquelle les actes terroristes sont en réalité ourdis par les services du renseignement occidentaux dans le but de ternir l’islam et de justifier des opérations militaires. Il n’y a pas beaucoup d’espoir que les choses s’arrangent. Quand donc pourrons- nous vivre en paix, sans que tout ce qui a trait à Charlie Hebdo et à l’islam se solde par un crime ?

Al-Modon

8 Commentaires

  1. Entendu ce week-end : “C’est incompatible. Ils sont passés du Moyen-âge à l’iPhone sans passer par la Civilisation”

  2. Je dirais plutôt que des civilisations non développées ne peuvent pas cohabiter pacifiquement avec des civilisations avancées.

    • Bah oui, mais chez les muzzs ça fait 700 ans que ça dure et il n’y a pas d’évolution possible…
      Et même si c’est pas beau le régime de la terreur, ça fait partie de notre histoire, alors que les autres n’ont rien à dire sur nous, chez nous…

      • Ne mélange pas tout, entre “les muzzs sont là depuis 6000 ans de Jamel 2Bouzes” et tes “700 ans que ça dure“, il y a la réalité.

        Ils vivent aujourd’hui leur 2 Rabi’ou Al-Awwal 1442.
        Sauf que, vu qu’ils ont commencé leur merdier en 622, et que 2020 moins 622 ça fait 1398, ça tombe pas bon. Oui, cause qu’ils comptent plus vite eux, eux les grands savants astronomes et tout le cirque…

        Ils vont finir par nous doubler à ce petit jeu, vers quelle année?

        Celui qui trouve gagne une adresse de courriel personnalisée @envahis.com, style anna@envahis.com 😉

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