L’alimentation est-elle sexiste?

Ah l’été, joyeuse saison des salades et des barbecues! Hommes et femmes s’en emparent-ils de la même façon? Qui mange quoi et en quelle quantité? Pour la Française Nora Bouazzouni, nos sociétés sont clairement atteintes de “steaksisme”. Elle publie un livre éponyme aux éditions Nouriturfu et nous éclaire dans le Point J.

La bouffe est-elle sexiste ? / Le Point J / 12 min. /
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“Les différences commencent dès le plus jeune âge”, note la journaliste et autrice. “Je demande à tous les parents: est-ce que vous pensez sincèrement traiter de la même manière vos enfants, filles et garçons, quand il s’agit de nourriture? Ne faites-vous pas un peu plus attention aux quantités se trouvant dans les assiettes des filles?”

La viande, aliment le plus chargé symboliquement

Et s’il est un aliment qui semble cristalliser toutes les différences, c’est bien la viande, dont les meilleurs morceaux ont longtemps été laissés aux hommes, pratique encore courante dans certains pays et certaines familles. “La viande est l’aliment le plus chargé symboliquement. C’est le mythe protéiné, l’aliment un peu miracle, indispensable à la vie, l’aliment qui rend fort. Aujourd’hui encore, c’est le symbole d’un certain virilisme. Il y a par exemple beaucoup moins d’hommes végétariens que de femmes.”

Cinéma et publicité contribuent grandement à conforter certains clichés. “Dans la publicité, les femmes mangent des yaourts ou des chocolats avec une imagerie sensuelle, voire sexuelle. On ne voit jamais des hommes faire ça! D’ailleurs, ils ne mangent pas les mêmes choses”, note encore Nora Bouazzouni. Que mangent-ils alors? Et comment?

RTS