Le Libanais Sabyl Ghoussoub vainqueur du prix Goncourt des lycéens pour son roman “Beyrouth-sur-Seine”

Le troisième roman du journaliste est une forme d’enquête dans laquelle le narrateur questionne ses parents sur leur pays d’origine, le Liban. Article rédigé par

Le prix Goncourt des lycéens 2022 a été décerné jeudi 24 novembre à Sabyl Ghoussoub pour Beyrouth-sur-Seine (éditions Stock), a annoncé Blandine Lebrequier, élève en classe de terminale au lycée Thomas-Hélye de Cherbourg-en-Cotentin, depuis la mairie de Rennes, berceau du prix. Ce troisième ouvrage de Sabyl Ghoussoub a été élu au deuxième tour du scrutin par 7 voix contre 4 pour Les liens artificiels (Albin Michel) de Nathan Devers. La remise du prix 2022 aura lieu à Paris à 19 heures au ministère de l’Education nationale. 

Le roman de Sabyl Ghoussoub est une forme d’enquête dans laquelle le narrateur questionne ses parents sur leur pays d’origine, le Liban. Alors qu’en 1975 la famille s’installe en France, leur pays traverse les années noires d’un “conflit sans fin”. Réflexion sur la famille, l’immigration et l’exil, Beyrouth-sur-Seine a séduit les lycéens. 

“C’est un hommage à mes parents”

“Le mauvais lycéen que j’étais devrait remercier les merveilleux lycéens que vous êtes. Ce prix est un énorme honneur”, a réagi par visioconférence Sabyl Ghoussoub peu après l’annonce du prix. “Ce livre, c’est un hommage à mes parents, aux exilés de la guerre, je pense beaucoup aux vivants. C’est une belle histoire personnelle qui va bien au-delà de l’histoire de mes parents et je ne vous remercierai jamais assez pour ce choix”, a-t-il ajouté.

Organisé par la Fnac et le ministère de l’Education nationale depuis 1988, le Goncourt des lycéens a mobilisé cette année 2 000 lycéens dans toute la France. Les délibérations se sont déroulées dans six villes (Lyon, Metz, Nantes, Nîmes, Paris et Rennes).

Ce prix constitue une opportunité pour les élèves de découvrir la littérature contemporaine et un bon moyen de cultiver leur appétit de lecture. Les lycéens ont travaillé sur la même première liste que l’Académie Goncourt, dans laquelle ils ont désigné le 21 novembre leurs quatre finalistes.

Un prix très vendeur

Vendu à 2 700 exemplaires depuis sa parution en août, Beyrouth-sur-Seine devrait profiter à plein du coefficient multiplicateur d’un tel prix, devenu au fil du temps l’un des plus vendeurs du paysage littéraire français. S’adapter, le roman de Clara Dupont-Monod primé en 2021 s’est vendu à près de 250.000 exemplaires, selon les chiffres GFK.

D’autres romans récompensés par les lycéens, comme le roman de Delphine De Vigan, D’après une histoire vraie (Lattès, 2015) ou encore Petit pays, du rappeur Gaël Faye, vainqueur en 2016, se sont vendus à plus de 400.000 exemplaires, tandis que le lauréat 2012, le Suisse Joël Dicker, son roman La vérité sur l’affaire Harry Quebert a dépassé les 800.000 exemplaires.

France TV Info