Le marché de l’immobilier se déplace en dehors des centres-villes

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Les recherches de biens à acheter en dehors des centres-villes ont littéralement explosé au cours des dernières semaines et des derniers mois. Le confinement et les nouvelles habitudes de travail semblent rebattre les cartes de l’immobilier en ville.

Vers un exode urbain ?

Après quasiment deux mois confinés dans des espaces réduits et sans extérieur pour la plupart, les citadins ont tout l’air d’avoir sérieusement envie de quitter les centres-villes pour vivre au grand air. C’est ce que révèle une enquête menée par le site spécialisé en petites annonces entre particuliers PAP.

Déjà, quelques mois à peine après la sortie du confinement, en août, les recherches de biens à acquérir en périphérie des villes étaient en pleine explosion, à +46% en comparaison avec août 2019.   Quelques mois plus tard, le phénomène ne désenfle pas, loin de là même puisque ce type de recherches continue sa progression dans toutes les périphéries des grandes villes de France : Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou encore Montpellier.

Les recherches de biens à acheter y étaient en pleine progression jusqu’au printemps dernier, le marché étant alors particulièrement tendu. Mais le confinement a laissé des traces derrière lui : le site PAP constate que les consultations des offres dans ces métropoles sont soit en stagnation soit sur le recul, les recherches à Paris intra muros ont diminué de 5% en août 2020 par rapport à août 2019.

Et selon le principe des vases communicants, ce sont les départements situés dans la périphérie des grands ensembles urbains qui connaissent un regain d’appétit : +66% de recherches dans le Val d’Oise, +73% dans l’Essonne, +75% dans les Yvelines et +118% en Seine-et-Marne.

Ailleurs en France, le phénomène est tout aussi palpable avec des départements tels que le Loiret, l’Eure, l’Oise ou encore l’Yonne où l’on enregistre des hausses spectaculaires des consultations des offres : +78% dans l’Oise, +82% dans le Loiret, +88% dans l’Yonne et +102% dans l’Eure.

La recherche d’un nouveau mode de vie

Si le confinement a suscité un besoin de vivre dans des logements plus grands qu’en centre-ville et avec si possible une terrasse ou un jardin, les nouvelles habitudes de travail encouragent également les acheteurs à déménager en périphérie des villes, à la campagne ou en bord de mer.

Le télétravail semble bien s’installer durablement dans nombre d’entreprises, les employés y trouvant de vrais avantages en termes de qualité de vie. Résultat : vivre en dehors du cœur des villes n’apparaît plus comme un frein à l’activité professionnelle et les acheteurs sont même prêts à s’installer à plus d’une heure de trajet de leur lieu de travail.    

D’autant que les loyers particulièrement élevés pratiqués en ville, les impôts fonciers en constante hausse, les charges de copropriété sans cesse plus lourdes et les conditions de vie stressantes ne plaident pas en faveur des centres-villes.

Les citadins ont ainsi tout l’air de vouloir concrétiser un souhait exprimé il y a quelques temps de cela : changer de mode de vie. Reste à voir à présent si ce souhait se traduira par des faits, et si le marché de l’immobilier dans les périphéries des grandes et moyennes villes enregistra une hausse marquée du prix au mètre carré.

Boursorama

8 Commentaires

  1. Dans mon coin Sud Oise, plusieurs agents immobiliers m’ont confirmé qu’il y avait un peu moins d’offres et beaucoup, beaucoup plus de demandes.

    • C’est bien beau tout ça, mais souvent pour pouvoir acheter, faut aussi vendre, et qui voudrait acheter dans leur shithole parisien?
      Pour l’instant ils rêvent, ils se pensent millionnaires avec un 3 pièces-cuisine à Denfer, sauf qu’il n’y aura bientôt plus personne pour le leur acheter au prix de l’année dernière.

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