Le stress causé par le racisme a un impact sur le système immunitaire, selon deux chercheurs

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Le stress dû aux discriminations raciales aurait sur les mécanismes biologiques et sur le système immunitaire, selon une nouvelle étude américaine publiée dans la revue Neuropsychopharmology.

Le racisme est un facteur supplémentaire de stress. Et le stress nuit à la santé. C’est ce qu’ont rappelé Tanja Jovanovic, docteure en neurobiologie des traumatismes et le docteur Tracy Bale, professeur de pharmacologie, via leur récente étude publiée dans la revue scientifique Neuropsychopharmacology, la revue du Collège américain de Neuropsychopharmacologie.

Pendant un an, ils ont étudié les marqueurs biologiques de sujets afro-américains dans le but de trouver un lien entre le stress et des modifications biologiques. Pour arriver à prouver leur hypothèse, les deux chercheurs ont analysé d’une part, l’état de stress des communautés noires et d’autre part, des rongeurs exposés au stress depuis le plus jeune âge et pendant des moments clés du développement cérébral.

Dans une précédente étude publiée en juillet, l’impact du racisme sur la santé physique et mentale des victimes avait déjà été démontré. Il cause, entre autres, un stress chronique et un risque accru de maladies. « Par exemple, les communautés noires de Detroit ont montré une forte augmentation des signalements de détresse associée au racisme après le meurtre de George Floyd dans le contexte de la pandémie, ce qui suggère des effets à long terme et aigus du racisme », peut-on lire dans l’étude.

Un impact au niveau biologique

Au cours de leur étude, les chercheurs ont fait ressortir deux modifications biologiques majeures :

L’ADN mitochondrial acellulaire augmente avec une exposition au stress et agit ainsi sur le système immunitaire. Il s’agit d’un marqueur de stress et un signal intermédiaire au système immunitaire.

La vésicule extracellulaire, directement lié au système immunitaire, dégrade ce dernier quand il est altéré par le stress.

La modification de ces deux biomarqueurs « peuvent être le point focal d’un risque accru de troubles de santé mentale par une vie d’exposition au stress de discrimination raciale ».

L’article insiste sur l’importance et la nécessité d’études sur le sujet au vu des disparités de traitement médical entre les noirs et les blancs aux États-Unis. « Les communautés noires ont été affectées de manière disproportionnée par le Covid-19 ; la pandémie a mis au jour à la fois des disparités systémiques et une vulnérabilité liée à la santé. Il est vraiment d’une importance cruciale que nous comprenions et atténuions les causes profondes de ces vulnérabilités », déclare l’autrice dans un article de Wayne State University.

Neonmag

9 Commentaires

  1. Dans des sociétés où les dirigeants politiques successifs ont importé des dizaines de millions de crasseux sans l’assentiment de ceux qui les ont mis en place, on introduit mécaniquement des communautés distinctes conséquentes, donc des perceptions communautaires dans les rapports sociaux.

    Ca ne fabrique pas nécessairement et massivement du “racisme” selon le degré de civilisation assoupie des hôtes, mais ça pose invariablement la question de “l’appartenance”. A ce titre, ce sont souvent les minorités qui revendiquent leur appartenance et réclament plus de “visibilité”, l’autre nom des prérogatives exorbitantes du droit commun (aménagement spéciaux, discrimination positive, etc.)

    Ainsi, plus l’immigration est massive, non sollicitée, et prend de place au sein des sociétés qu’elle pénètre, plus les crispations autour de l’appartenance se manifestent. Et c’est sans fin, c’est le communautarisme, qui peut conduire au séparatisme et à la partition territoriale.

    Le stress supposément “dû aux discriminations raciales” n’est en fait qu’un “stress” d’appartenance, càd ontologiquement lié à l’identification à sa race. Dans un cas autochtone, historique, politiquement, socialement et économiquement dominante. Dans l’autre allochtone, récente, politiquement, socialement et économiquement dominée, mais en partie “montante” pour certains de ses sujets, d’ailleurs médiatiquement surexposés afin de souligner à quel point “ça marche”, l’immigration et le vivrensemble, conquérante, animée d’une soif de reconnaissance dans un premier temps, puis d’une rage haineuse de pouvoir et de domination par la suite.

    Bref, c’est inextricable, générant frustration pour tout le monde et “stress biologique” pour les “racisés” (chez les Blancs, le stress est surtout “traumatique”, quand des meutes d’afro-maghrébiques leur sautent sur la tête à pieds joints), et ne pouvant se terminer que par une libanisation des sociétés, voire une séparation de corps subie dans le pire des cas (sécession/partition territoriale), ou maîtrisée (remigration) dans le meilleur, mais toujours dans un contexte d’ultra-violence.

  2. La tof … Avec une blouse blanche et un stéthoscope !!! … Faut arrêter de les déguiser !!
    C’est moi qui stress pour ne pas tomber malade !!

  3. C’est vrai, c’est stressant le racisme.
    Devisagee, jugée, parfois Insultée.. C’est dur d’être blanche à Mulhouse, pas possible d’être seule sans être emmerdée..
    Mon système immunitaire crie au secours !
    C’est pour ça que je ne mets les pieds dans cette ville qu’en cas d’absolue nécessité….

  4. La tof … Avec une blouse blanche et un stéthoscope !!! … Faut arrêter de les déguiser !!
    C’est moi qui stress pour ne pas tomber malade !!

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