Italie : Le tribunal de Rome condamne 4 Africains pour l’agression sexuelle et le meurtre d’une adolescente

Samedi 19 juin, un tribunal italien a reconnu quatre Africains coupables d’avoir drogué, agressé sexuellement et tué une adolescente italienne à Rome, un crime qui a suscité des appels en Italie pour expulser rapidement les migrants vivant illégalement dans le pays, selon la télévision d’État et les médias privés italiens.

Après neuf heures de délibération, le tribunal a rendu son verdict et condamné deux des accusés à la prison à vie, la peine la plus sévère d’Italie, et a infligé des peines de 27 et 24,5 ans de prison aux deux autres, a indiqué l’agence de presse LaPresse.

Le corps de Desiree Mariottini, 16 ans, a été retrouvé en octobre 2018 dans un bâtiment abandonné utilisé par des trafiquants de drogue dans un quartier proche de la gare centrale de Rome. Lors de leur arrestation, les suspects se sont révélés dépourvus de documents accordant aux migrants la permission de résider légalement en Italie.

Le leader de droite Matteo Salvini, qui était ministre de l’Intérieur au moment du meurtre, a utilisé l’affaire pour faire avancer son programme politique anti-migrants. Ce crime brutal a également attiré l’attention sur la dégradation de certains quartiers de la capitale italienne.

Certains en Italie ont exigé que le gouvernement populiste de l’époque accélère les expulsions d’immigrants en situation irrégulière, comme l’avait promis le parti de la Ligue de Salvini pendant la campagne électorale de 2018.

Les procureurs, qui avaient requis la prison à vie pour les quatre accusés, ont allégué lors du procès que Mariottini avait été droguée, violée collectivement et laissée pour morte dans le bâtiment abandonné. Les prévenus ont également été accusés d’avoir fourni de la drogue à un mineur.

L’un des accusés est originaire de Gambie, deux du Sénégal et le quatrième du Nigeria.

Dans les jours qui ont suivi l’assassinat, les médias italiens ont indiqué que Mariottini avait dit à sa famille qu’elle avait raté le bus pour sa ville en dehors de Rome et qu’elle serait restée chez une amie la nuit de sa disparition. Un avocat de la famille a démenti les informations selon lesquelles elle aurait eu un problème de drogue.

AP