« Le Vilain Petit Canard » ou l’apprentissage du stigmate

« Le Vilain Petit Canard » a été écrit par Hans Christian Andersen en juillet 1842. Célèbre conte pour enfant, il relate l’histoire d’un « caneton » qui détonne au sein de sa famille, considéré comme particulièrement laid.

Le petit canard construit son identité en fonction du regard des autres, jars, oies sauvages, poule, jusqu’à ce qu’il s’en détache et affirme sa propre singularité : celle d’un magnifique cygne.

À travers ce conte populaire, on entrevoit comment se construit chez les enfants une conscience des différences et des hiérarchies sociales et donc leurs perceptions du monde et de l’altérité, au sein de la famille mais aussi en dehors.

« Le Vilain Petit Canard » a été écrit par Hans Christian Andersen en juillet 1842. Célèbre conte pour enfant, il relate l’histoire d’un « caneton » qui détonne au sein de sa famille, considéré comme particulièrement laid.

Le petit canard construit son identité en fonction du regard des autres, jars, oies sauvages, poule, jusqu’à ce qu’il s’en détache et affirme sa propre singularité : celle d’un magnifique cygne.

À travers ce conte populaire, on entrevoit comment se construit chez les enfants une conscience des différences et des hiérarchies sociales et donc leurs perceptions du monde et de l’altérité, au sein de la famille mais aussi en dehors.

Le conte d’Andersen, révèle aussi, tout en finesse et en métaphores l’articulation des rapports sociaux mêlant les questions de genre, de race, de classe sociale, d’âge et la façon dont ces derniers structurent l’ordre social et hiérarchique. Selon Aude Rabaud, ce conte relate avant tout les « tribulations d’un mal classé ».

The Conversation

8 thoughts on “« Le Vilain Petit Canard » ou l’apprentissage du stigmate

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    Leur article ça me fait l’effet de l’écriture inclusive appliquée aux runes : ou comment se branlotter globish sur du primordial européen.

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    The Conversation ferait aussi bien de gloser stigmate sociétal sur l’Œuvre de Cindy Sanders :

    P’tite chenille, j’rêvais déjà de ça
    Exister, montrer à ceux que j’aime ô combien
    Tout ça était inscrit en moi
    Les filets qu’on me tend
    Les pièges de ces gens
    Les obstacles au devant j’passe au travers
    Les mots lourds et blessants
    Les langues de serpents
    Ne sont qu’une suite de paroles en l’air

    (in Papillon de Lumière, 2008)

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    Quant aux oies… 😀

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    J’aime moins Le Vilain Petit Canard que Cendrillon, et en général, moins Andersen que Grimm. Pour les deux contes, il s’agit (et c’est bien comme ça que je le percevais gamine, comme tous les enfants normaux à qui on ne bourre pas le mou avec des “idées”) de la mise à l’épreuve d’un cœur pur dont la véritable noblesse, d’abord humiliée et salie, est révélée au monde en même temps qu’à lui-même. C’est la matière de l’initiation, et des bonnes histoires, je ne vois pas où est le problème à propos de l’ordre et de la hiérarchie.

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    Le conte d’Andersen, révèle aussi, tout en finesse et en métaphores l’articulation des rapports sociaux mêlant les questions de genre, de race, de classe sociale, d’âge et la façon dont ces derniers structurent l’ordre social et hiérarchique.

    Absolument, et c’est aussi pour ça qu’ici on aime beaucoup Andersen.

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      Il n’y a pas de race pour Andersen, il n’y a que des hommes (de sa race)

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