Les députés RN favorables à une niche pour les chats

La députée du Rassemblement national, dont l’amour pour les chats est connu, a soutenu un amendement déposé par des élus Les Républicains.

Alors que plane la menace du 49.3, les députés poursuivent tout de même l’examen des nombreux amendements déposés sur le texte. Arrive alors l’amendement numéro 668, déposé par plus de quinze élus Les Républicains. Celui-ci propose la création d’une niche fiscale visant à couvrir une partie des frais de stérilisation des chats. Ce crédit d’impôt serait égal à 50 % des frais engagés pour stériliser un mâle (dans la limite de 80 euros) ou une femelle (dans la limite de 120 euros).

Marine Le Pen est favorable à un crédit d’impôt pour la stérilisation des chats.

Oui, il faut une « niche fiscale » pour les chats afin d’aider et d’encourager à la stérilisation des chats. C’est un vrai sujet de souffrance animale parce que l’on retrouve beaucoup trop de chats et d’animaux qui vivent aujourd’hui dans la rue, dans le froid, avec des maladies.

Des arguments en parfait accord avec ceux des députés LR qui évoquent également les risques pour la santé publique « compte tenu des maladies que les chats errants peuvent colporter » ainsi qu’un « impératif de protection de l’environnement en raison des dégâts causés par la prédation des chats sur la biodiversité. » « Il relève donc de la responsabilité de l’État français d’instaurer une mesure d’accompagnement social, au titre du concours à l’intérêt général que représente l’acte citoyen de faire stériliser son chat », écrivent les dépositaires de l’amendement, dont les députés Fabrice Brun, Pierre-Henri Dumont et Michèle Tabarot.

En dépit de ce plaidoyer, l’amendement a été rejeté par 97 votes contre (53 pour), sous l’œil impassible de Gabriel Attal. Loyaux envers leur cheffe, 43 élus du groupe RN ont voté pour. Sur le banc des Républicains, ils n’étaient finalement… que quatre.

« Un poids financier pour les municipalités »

« On estime en 2017 le nombre de chats errants dans les rues françaises entre 11 et 12 millions et qu’en moyenne, 80 % des chats entrant en fourrière sont euthanasiés, écrit le député Fabrice Brun, premier signataire de l’un des deux amendements. Les chats sont devenus victimes de leur domestication, la non-stérilisation des chats par leur propriétaire étant la première cause de mauvais traitement, d’abandon et in fine d’euthanasie. » Il y a deux ans, le député de la majorité Loïc Dombreval, vétérinaire de profession, avait déjà déposé une proposition de loi visant à rendre obligatoire la stérilisation des chats errants.

En séance, et face à une oreille assez peu attentive de Gabriel Attal, qui disait depuis le banc des ministres ne pas être « sûr qu’il faille une niche fiscale pour les chats », Marine Le Pen a pris la parole pour défendre à son tour le dispositif proposé. « La réalité c’est que la somme est assez dérisoire parce qu’un chat ça se stérilise une fois dans son existence (…) C’est fondamental à mon avis et je pense qu’il faudra aller plus loin à l’image de certains pays voisins qui ont obligé à la stérilisation des chats, des animaux de manière générale sauf circonstances particulières, parce que c’est un vrai sujet de souffrance, c’est un vrai poids financier pour les municipalités qui ne savent plus comment faire pour résoudre le problème. Et au-delà de ce que vous avez rappelé des 90 % de chats qui finissent euthanasiés, c’est aussi des animaux qui vivent dans la rue, avec des maladies, dans le froid et je pense qu’il faut voter cet amendement. » Les députés ont finalement voté contre.