Les Européens oseront-ils braver la Chine sur le dossier taïwanais?

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LES ENJEUX INTERNATIONAUX par Julie Gacon

La gestion exemplaire du coronavirus a valu à Taïwan compliments et visites de responsables occidentaux. La “question taïwanaise”, que Pékin a prévu de réintégrer un jour dans son giron par la diplomatie ou la force, sera-t-elle évoquée au sommet UE/Chine? Avec le chercheur Stéphane Corcuff.

La question taïwanaise sera-telle évoquée aujourd’hui lors du Sommet entre l’Union européenne et Pékin? Le président du Conseil Charles Michel, ou la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, profiteront-ils des circonstances pour évoquer l’île de 23 millions d’habitants que Pékin veut réintégrer dans son giron?

Que ce soient les mensonges du régime de Xi Jinping au tout début de l’épidémie de coronavirus, ou la guerre commerciale sino-américaine qui s’envenime… L’image de la Chine à l’étranger se dégrade quand Taïwan à l’inverse peut se vanter d’une gestion exemplaire du coronavirus.

Pékin par ailleurs, se permet de plus en plus clairement des provocations militaires envers Taïwan, en envoyant des bombardiers dans l’espace aérien…  Depuis une lettre adressée aux “compatriotes de Taïwan” en 1981, la Chine s’adresse aux Taïwanais avec ce double principe: la priorité est à l’unification pacifique, mais la force restera de mise s’il le faut (voir le compte-rendu d’une conférence de Stéphane Corcuff à ce sujet).

Comment Européens (et Américains) se saisissent-ils des appels de Taïwan à se montrer solidaires ?

Depuis la crise du COVID, les Chinois font passer semaine après semaine, mois après mois, des bombardiers, des avions de reconnaissance, des chasseurs qui franchissent la ligne tacite médiane du détroit de Taïwan. Mais pour moi, c’est en partie du discours, de la démonstration de force. Et de la politique intérieure: avant le Congrès du Parti communiste cet été, Xi Jinping a probablement assuré à l’armée chinoise qu’il conduirait des essais militaires dans le détroit, afin d’être absolument sûr de ne pas être mis en minorité. Je ne suis pas certain que l’on soit vraiment au bord de la guerre… Mais il y a un risque: Taïwan évite depuis toujours de donner à la Chine un casus belli. Mais on pourrait très bien imaginer qu’à un moment, il y ait un accrochage inattendu, deux avions qui foncent l’un sur l’autre, comme en 2001 avec l’affaire de l’avion espion américain. Ça peut arriver et c’est la grande inquiétude du moment.    Stéphane Corcuff

4 Commentaires

  1. Une attaque délibérée du chancre communiste chinois contre Taiwan, entraînerait certainement une riposte militaire US.

  2. réponse claire et cinglante: non. L’Europe est un nain dans trois domaines clés, nain militaire, nain bancaire et nain dans le secteur IA. Et les chintoks ne respectent que les forts. Ils n’ont que du mépris pour l’Europe.

  3. réponse claire et cinglante: non. L’Europe est un nain dans trois domaines clés, nain militaire, nain bancaire et nain dans le secteur IA. Et les chintoks ne respectent que les forts. Ils n’ont que du mépris pour l’Europe.

  4. réponse claire et cinglante: non. L’Europe est un nain dans trois domaines clés, nain militaire, nain bancaire et nain dans le secteur IA. Et les chintoks ne respectent que les forts. Ils n’ont que du mépris pour l’Europe.

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