Asie : Départ massif des expatriés occidentaux, le Coronavirus n’est pas la seule raison à cet exode

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Les étrangers venant des pays occidentaux riches ont été très nombreux à quitter l’Asie à cause de la pandémie et ils ne sont pas remplacés. Explications.

En 2019, 3 millions d’immigrés venant de pays de l’OCDE résidaient en Asie sur 270 millions de migrants au total à l’échelle mondiale. Bien sûr, leur proportion est faible mais leur influence culturelle et économique est importante. Mais, avec la pandémie, “tous les expats qui voulaient rentrer chez eux l’ont fait, et il y a en revanche très peu de nouveaux arrivants”, malgré le manque de données concernant l’Asie, on peut parler d’“exode”. Pour les expatriés venant de pays riches, le départ, quand il n’est pas exigé par l’entreprise, est un choix, que beaucoup ont fait.

La pandémie a souligné, chez les employés internationaux, la difficulté à vivre loin de leurs proches, et l’absence dans certains pays de structures médicales adéquates, même si la majorité des pays d’Asie du Sud-Est ont mieux géré le Covid-19 que les pays occidentaux.

Par ailleurs, il est de plus en plus difficile pour des étrangers d’obtenir des visas, tandis que les entreprises locales rechignent à recruter des cadres expatriés dans un contexte de récession économique. Certains pays, comme la Malaisie et Singapour, ont même rendu ce processus de recrutement plus difficile.

En Malaisie, il n’est possible d’employer un étranger que si aucun travailleur local ne présente les compétences requises. À Singapour, le gouvernement a mis en place des contrôles dans les entreprises et a augmenté le salaire minimal requis pour l’obtention d’un visa par un travailleur étranger.

Pourtant, les beaux jours de l’expatriation en Asie ne sont pas nécessairement révolus : “Que les entreprises et les gouvernements veuillent ou non des Occidentaux, il y en aura toujours qui auront envie de vivre en Asie. La plupart des gens s’expatrient par amour ou pour le travail. Les premiers ne vont pas s’évaporer. Pour la seconde catégorie, les attraits de la vie d’expat réapparaîtront certainement une fois que les frontières rouvriront et que les règles de distanciation sociale n’auront plus cours.

The Economist