Royaume-Uni : Les quatre islamistes à la base de récentes attaques étaient tous suivis par des programmes de déradicalisation

Des appels à la refonte de Prevent (Prévenir) se font entendre alors qu’ il est révélé que “des groupes semant la discorde qui NE CROIENT PAS à la stratégie de lutte contre le terrorisme aident à décider si des individus doivent être déradicalisés” – après que les islamistes derrière quatre attaques récentes aient TOUS pris part au programme

  • Une enquête a révélé que certains conseils permettaient à des opposants au programme de décider qui devait être déradicalisé.
  • Certaines autorités du sud-est de l’Angleterre ont même nommé des coordonnateurs Prevent qui sont contre.
  • Fiyaz Mughal, fondateur de l’organisation caritative anti-extrémisme Faith Matters, a déclaré que l’approche était “totalement contreproductive”.
  • Des critiques ont accusé des officiels de Prevent de réaffecter trop de ressources en direction de suspects d’extrême droite malgré le fait que les militants islamistes radicaux posent une “menace bien plus grave”.
  • En 2017, le terroriste de droite Darren Osborne s’est encastré avec une camionnette dans la mosquée de Finsbury Park au nord de Londres, tuant une personne. De début 2017 à aujourd’hui, 36 personnes ont été tuées par des terroristes islamistes


PAR RORY TINGLE, CORRESPONDANT DES AFFAIRES INTÉRIEURES POUR MAILONLINE


Attaques par des terroristes islamistes qui avaient été référés à Prevent

SOUTHEND – 15 octobre 2021 : Le député conservateur Sir David Amess a été mortellement poignardé devant l’église méthodiste de Belfairs à Leigh-on-Sea près de Southend alors qu’il assistait à une réunion dans sa circonscription. Le Met a déclaré qu’il s’agissait d’un acte terroriste. Le suspect Ali Harbi Ali, 25 ans, avait été référé à Prevent il y a sept ans.

READING – 20 juin 2020 : Khairi Saadallah, 27 ans, a poignardé mortellement trois amis, James Furlong, 36 ans, le Dr David Wails, 49 ans, et Joseph Ritchie-Bennett, 39 ans, lors d’une attaque au couteau dans un parc du centre-ville. Il a ensuite admis les meurtres et a été condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité. Le Reading Refugee Support Group avait averti les responsables de Prevent qu’il pourrait mener une “attaque du style de celle du pont de Londres”. Cependant, il a été estimé qu’il n’avait pas une “idéologie très implantée”, a rapporté The Independent.

STREATHAM – 2 février 2020 : Sudesh Amman a été abattu par la police après avoir poignardé deux personnes dans une rue très fréquentée du sud de Londres, à Streatham, alors qu’il portait une fausse veste-suicide. Il avait été référé à Prevent, mais le tribunal avait décidé que son cas ne nécessitait pas d’intervention.

LONDON BRIDGE – 29 novembre 2019 : Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, ont été poignardés à mort par Usman Khan, 28 ans, lors d’une activité de réadaptation pour prisonniers. Un homme et deux femmes ont également été blessés avant que Khan, en liberté provisoire depuis décembre 2018, ne soit abattu par des agents armés sur le pont. Une enquête a permis d’apprendre que ses officiers de Prevent n’avaient pas de formation spécifique pour gérer les terroristes.

PARSONS GREEN – 15 septembre 2017 : La bombe artisanale d’Ahmed Hassan a partiellement explosé à l’heure de pointe dans le métro de Londres, blessant plus de 50 personnes. Il a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité avec une peine d’emprisonnement minimale de 34 ans. Il avait été référé à Prevent 20 mois avant de poser la bombe.

Une enquête a révélé que Prevent est sapé de l’intérieur par des activistes s’opposant à son existence même, mais qui décident si des individus doivent être déradicalisés – alors qu’il ressort que les islamistes derrière quatre attaques récentes ont tous participés au programme.

Le rapport – qui sera remis à Priti Patel le mois prochain – a révélé que Prevent était inefficace dans certaines parties du Royaume-Uni parce que les conseils locaux associaient des groupes musulmans à l’ordre du jour de la division.

Des sources ont déclaré au Times que certaines autorités dans le sud-est de l’Angleterre ont même nommé des coordonnateurs Prevent tout à fait opposés à sa stratégie.
Le rapport sur le programme anti-extrémisme phare du gouvernement par l’ancien président de la Charity Commission William Shawcross, devrait demander au Home Office de nommer directement les coordonnateurs de la prévention plutôt que de laisser cela aux conseils locaux.

Fiyaz Mughal, fondateur de l’organisation caritative anti-extrémisme Faith Matters, a déclaré que cette refonte devait empêcher les opposants au programme de l’affaiblir.
Il a déclaré : « Il ne sert à rien d’intégrer aux instances dirigeantes de Prevent des groupes profondément clivants qui n’ont aucun intérêt à voir fonctionner le programme de lutte contre l’extrémisme. Cela est totalement contre-productif et doit changer. »

D’autres critiques accusent les fonctionnaires de Prevent de réaffecter trop de ressources vers des personnes soupçonnées d’extrémisme de droite en dépit du fait que les islamistes radicaux constituent une “bien plus grande menace”.

Ian Acheson, ancien directeur de prison et conseiller principal du projet Counter Extremism, a déclaré que le discours officiel selon lequel l’extrême droite est la menace qui croît le plus rapidement est un “voile pudique” occultant la « menace manifestement plus puissante de l’extrémisme islamiste ».

« Le bilan humain ne ment pas », a-t-il dit.

Ali Harbi Ali, 25 ans, le terroriste présumé accusé du meurtre du député conservateur David Amess vendredi, a été référé au programme il y a sept ans, mais son cas n’a pas été jugé suffisamment risqué pour être transmis au MI5.

En 2017, le terroriste de droite Darren Osborne a encastré une camionnette dans la mosquée de Finsbury Park au nord de Londres, tuant une personne. Du début 2017 à aujourd’hui, 36 personnes ont été tuées par des terroristes islamistes.

Un grand nombre de ces terroristes avaient été référés à Prevent avant de commettre des atrocités.

Khairi Saadallah, 27 ans, a poignardé mortellement James Furlong, 36 ans, Dr David Wails, 49 ans, et Joseph Ritchie-Bennett, 39 ans, dans un parc Reading en juin 2020.

Les responsables de Prevent ont été prévenus qu’il pourrait mener une “attaque du style de celle du pont de Londres”, mais il a été évalué et on a trouvé qu’il n’avait “aucune idéologie fixe”, comme l’a rapporté The Independent.

Un autre terroriste passé par Prevent était Sudesh Amman, qui a poignardé deux personnes à Streatham, au sud de Londres, en février dernier. Toutefois, un tribunal a décidé que son cas ne nécessitait pas d’intervention.

Usman Khan, 28 ans, qui a poignardé à mort deux jeunes diplômés sur le pont de Londres après une sortie de réhabilitation pour prisonniers, était entré en contact avec des officiers de Prevent qui n’avaient “aucune formation spécifique” pour gérer les terroristes, comme l’avait révélé une enquête.

Khairi Saadallah, 27 ans, a poignardé mortellement un groupe d’amis, James Furlong, 36 ans, le Dr David Wails, 49 ans, et Joseph Ritchie-Bennett, 39 ans, dans un parc de Reading en juin 2020. Les responsables de Prevent ont été prévenus qu’il pourrait mener une “attaque du style de celle du pont de Londres”, mais il a été évalué et a été jugé comme n’ayant “aucune idéologie fixe”, selon les rapports

Sudesh Amman, qui a poignardé deux personnes à Streatham, au sud de Londres, en février dernier.

Ces dernières années, une grande partie des ressources de Prevent a été réaffectée pour traquer les extrémistes de droite présumés, qui représentaient 43% (302) des cas considérés parmi les plus graves l’année dernière contre seulement 30% (210) concernant l’islamisme, selon les données officielles.

En comparaison, en 2015-2016, 262 cas (69 %) concernaient l’extrémisme musulman et 98 (26 %) l’extrême droite. Le nombre de cas considérés comme graves d’extrémisme d’extrême droite a augmenté d’année en année depuis, tandis que les cas islamistes ont fluctué.

Dans un article pour Capex, M. Acheson a averti que le fait de permettre à Prevent d’être dirigé par des conseils en partenariat avec des groupes locaux permettait à des activistes d’exploiter les préoccupations de l’islamophobie pour remettre en question le concept de déradicalisation.

Il a appelé le gouvernement à prendre davantage de contrôle sur le programme et à l’orienter vers une réponse de sécurité plus étroite et plus musclée.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré : « La sécurité du Royaume-Uni est la priorité numéro un du gouvernement. La prévention demeure un outil essentiel pour l’intervention précoce et la protection, et la police et les services de sécurité travaillent jour et nuit pour nous protéger de ceux qui nous feraient du mal.

« Prevent fait actuellement l’objet d’un examen indépendant qui sera présenté au gouvernement en temps utile. »

Ali Harbi Ali, 25 ans, le terroriste présumé accusé du meurtre du député conservateur David Amess vendredi, a été référé au programme il y a sept ans, mais son cas n’a pas été jugé suffisamment risqué pour être transmis au MI5
L’attaquant de Reading, Khairi Saadallah, 27 ans a été évalué par les responsables de Prevent, mais a été jugé n’avoir “aucune idéologie fixe”, selon les rapports
Sudesh Amman, qui a poignardé deux personnes à Streatham, au sud de Londres, en février dernier
Usman Khan, 28 ans, qui a poignardé à mort deux jeunes diplômés sur le pont de Londres après une sortie de réhabilitation pour prisonniers , était entré en contact avec des officiers de Prevent qui n’avaient “aucune formation spécifique”‘ pour gérer les terroristes, comme l’a révélé une enquête
Le terroriste de Parsons Green Ahmed Hassan avait également été référé au programme anti-terroriste 20 mois avant qu’il ne dépose en 2017 un engin explosif dans le métro qui a blessé 50 personnes à l’heure de pointe

Cette semaine, un nouveau rapport affirmait que Prevent avait été détourné par le politiquement correct qui l’éloignait de la menace posée par le terrorisme islamique.

L’enquête dévastatrice a accusé la police et d’autres personnes qui supervisent le programme Prevent de permettre à son travail d’être influencé par de “fausses allégations d’islamophobie”.

Le rapport affirme que, par conséquent, les ressources antiterroristes sont détournées de la principale menace terroriste : l’extrémisme islamiste.

On dit que Prevent consacre de plus en plus de temps et d’argent à la lutte contre d’autres types d’extrémistes, comme l’extrême droite, même s’ils représentent une plus petite proportion de la menace à la sécurité nationale.

Le rapport du groupe de réflexion sur la lutte contre le terrorisme, la Henry Jackson Society, a déclaré que le projet, en difficulté, “n’aboutissait pas”.

Le Dr Alan Mendoza, de la société, a déclaré : « Le programme Prevent a été entravé par le politiquement correct suite une campagne bien organisée par des groupes islamistes et de gauche basée sur de fausses allégations d’islamophobie afin que son travail soit détourné de la menace la plus grave, celle de l’islam radical. »

Le rapport indique qu’il y a un “décalage fondamental” entre la menace posée par le terrorisme islamiste et l’attention que lui accorde Prevent.

Les chiffres du ministère de l’Intérieur montrent que 22 pour cent de tous les renvois à Prevent concernaient des extrémistes islamistes, tandis que 24 pour cent concernaient des néo-nazis ou d’autres extrémistes d’extrême droite.

Parmi les cas réellement pris en charge par le projet Prevent dans son programme – qui incite les individus à se détourner des causes terroristes – 30 pour cent concernaient des islamistes contre 43 pour cent d’extrémistes de droite.

L’universitaire musulman britannique qui a rédigé le rapport, le Dr Rakib Ehsan, a déclaré : « L’objectif central du programme Prevent est de réduire la menace terroriste globale du Royaume-Uni et de maximiser la sécurité publique. À l’heure actuelle, il ne parvient pas à atteindre cet objectif. »

La stratégie antiterroriste phare du Royaume-Uni est minée par l’accent politiquement correct mis sur l’extrémisme de droite plutôt que sur le radicalisme islamiste plus dangereux, ont déclaré les critiques – alors qu’un rapport se prépare à réformer le système “en panne”
Ces dernières années, une grande partie de ses ressources ont été réaffectées pour traquer des extrémistes de droite présumés, qui représentaient 43% (302) des cas considérés parmi les plus graves l’année dernière, contre seulement 30% (210) concernant l’islamisme, selon les données officielles
Depuis 2015-2016, il y a eu une baisse de 80 % du nombre de renvois initiaux pour des préoccupations liées à la radicalisation islamique et une augmentation constante de ceux concernant les croyances d’extrême droite

Comment fonctionne le programme controversé Prevent ?

  • Dans le cadre du programme Prevent, le personnel des autorités locales et d’autres professionnels, tels que des médecins, des enseignants et des travailleurs sociaux, ont le devoir de rapporter les signes relatifs à la radicalisation ou au terrorisme d’une personne.
  • Ce rapport est ensuite transmis à un responsable local chargé de décider si le signalement mérite ou non un renvoi officiel. Les cas de renvoi sont traités par des agents spécialement formés du service de police local.
  • Les cas sont ensuite classés en fonction de la nature des croyances alléguées de la personne – selon des éléments de preuve allant des commentaires qu’elle a prononcés jusqu’à ses antécédents sur les médias sociaux. Les personnes qui ne sont pas considérées comme d’extrême droite ou islamistes sont catégorisées comme ayant une idéologie “mixte, instable ou floue”.
  • Les rapports moins sérieux peuvent être envoyés aux services du conseil, ce qui pourrait inclure le soutien parental pour les familles dont les enfants ont regardé en ligne des vidéos inappropriées.
  • Les rapports sérieux sont transmis à ce stade au programme Prevent, au sein duquel un panel de policiers locaux, de spécialistes de la santé et de travailleurs sociaux se réunit chaque mois pour examiner les cas.
  • À ce stade, la police antiterroriste est impliquée et reçoit des informations de conseillers, de travailleurs sociaux ou de responsables religieux travaillant avec la personne concernée.

Cela se produit au milieu de craintes d’une menace croissante de soi-disant “radicaux de chambre à coucher” qui ont absorbé par l’Internet des croyances extrêmes sur le confinement.

Les agences de renseignement ont du mal à surveiller ces gens en raison de la difficulté de faire la distinction entre la propagande haineuse et les véritables terroristes, ont déclaré au Times des sources proches des forces de sécurité.

Prevent oblige les fonctionnaires locaux, y compris les enseignants, les médecins et les travailleurs sociaux, à rapporter les signes d’une personne radicalisée ou entraînée vers le terrorisme.

Depuis 2015/16, il y a eu une baisse de 80% du nombre de renvois initiaux pour des préoccupations de radicalisation islamique et une augmentation constante de ceux concernant les croyances d’extrême droite.

Elle coïncide avec une attention croissante portée à l’extrémisme de droite suite au meurtre de la député travailliste Jo Cox par un suprémaciste blanc en 2016. L’an dernier, le chef anti-terroriste du Met, Neil Basu, a averti que l’extrême droite est la menace terroriste qui croît le plus rapidement en Grande-Bretagne.

Après le renvoi initial à Prevent, les cas sont classés selon la nature des croyances alléguées de la personne – selon des éléments de preuve allant des commentaires qu’elle a prononcés en public à ses antécédents sur les médias sociaux.

Les personnes qui ne sont pas considérées comme d’extrême droite ou islamistes sont catégorisées comme ayant une idéologie “mixte, instable ou floue”.

Les rapports jugés sérieux sont ensuite renvoyés au programme – qui voit un panel de hauts responsables du conseil, de travailleurs de la santé et de la police anti-terroriste décider des mesures à prendre.

Alors que les cas allégués d’extrémisme islamique étaient légèrement plus fréquents pour les renvois initiaux de prévention l’an dernier – à 24 % (1487 renvois) à 22 % (1387) pour les cas d’extrême droite – ils étaient moins nombreux une fois au niveau du programme.

À ce stade – après que les cas jugés moins graves aient été filtrés – les présumés extrémistes de droite constituaient 43% (302) des cas contre seulement 30% (210) concernant l’islamisme, comme le montre les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Sir David Amess (sur la photo) a été poignardé à mort lors d’une réunion dans sa circonscription le vendredi 16 octobre dernier
Joseph Ritchie-Bennett, 39 ans
James Furlong, 36 ans
Dr David Wails, 49 ans

Joseph Ritchie-Bennett, James Furlong et le Dr David Wails ont été tués pendant l’attaque de Reading

La Henry Jackson Society a soutenu que les professionnels de la lutte contre l’extrémisme avaient « perdu de vue leur devoir de prévenir le terrorisme ».

« Il y a eu une sous-saisine des affaires islamistes et une sur-saisine des affaires d’extrême droite et nous en voyons maintenant les conséquences », a déclaré le groupe de réflexion.

« L’enquête sur Prevent a été interrompue par des groupes de gauche qui essayaient de plaider chaque aspect de leur travail, mais un examen rigoureux du nombre de cas où Prevent n’a pas été à la hauteur montre que ce n’est que le dernier d’une longue lignée. »

Ali Harbi Ali – un musulman britannique d’origine somalienne que la police continue de questionner au sujet de l’agression mortelle de Sir David Amess lors d’une réunion dans sa circonscription – a été référé à Prevent par un membre de la communauté à la fin de son adolescence pour un intérêt présumé envers l’islam radical.

Un rapport sur Prevent est prévu pour recommander une refonte des panels qui évaluent les cas potentiels pour les référer à la phase d’intervention de la stratégie – connue sous le nom de Programme – afin de prioriser le MI5 et les policiers antiterroristes, qui ont tendance à être plus “pro-actifs” dans leur approche.

Une source proche des forces de sécurité a déclaré au Times : « La police et les agences de sécurité sont plus susceptibles de mettre des gens sur des programmes de soutien. »

« Le ministère de la Santé, les écoles, les autorités locales et d’autres agences sont souvent beaucoup plus faibles lors des interventions parce qu’ils ne veulent pas s’opposer aux groupes confessionnels. »

Jack Merritt, 25 ans
Saskia Jones, 23 ans

Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, ont été poignardés à mort par Usman Khan sur le pont de Londres

Selon des sources, l’enquête sur Prevent, dirigée par l’ancien président de la Charity Commission William Shawcross, devrait également recommander que des panels “incohérents, désorganisés et non structurés” de jusqu’à 20 personnes soient réduits à cinq.

Une autre recommandation probable sera de placer les extrémistes présumés dans des programmes de déradicalisation de trois ans plutôt que dans le programme actuel.

Un autre défi auquel font face les agences de renseignement qui surveillent les “radicaux de chambre à coucher”, c’est que les extrémistes utilisent également des sites de chat anonymes sur le Dark Web que les espions ont du mal à pénétrer.

Les espions croient que les restrictions liées à la COVID-19 ont fait en sorte que de nombreuses activités terroristes ont été “refoulées”, car les radicaux semblaient disposés à respecter les règles.

Hier, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab s’est demandé s’il serait possible d’arrêter tous les soi-disant terroristes du type loup solitaire.

« Il est fondamentalement difficile dans le monde où nous nous trouvons, où vous avez des attaquants du type loups solitaires, d’avoir une stratégie de contre-terrorisme entièrement sans risque », a-t-il déclaré à Times Radio.

TERREUR ET IDÉOLOGIE : LES DONNÉES

Par Henry Martin pour MailOnline

Les données sur les prisons dépeignent clairement l’extrémisme islamique comme l’idéologie principale derrière la terreur en Grande-Bretagne – mais la proportion de terreur d’extrême droite a augmenté ces dernières années.

Les chiffres du 31 mars de cette année montrent qu’il y avait 157 individus en prison classés comme “extrémistes islamistes”, et 44 autres classés comme “extrémistes de droite”.

À la même date, 98 (46 %) des 215 détenus incarcérés pour des infractions liées au terrorisme se sont définis comme étant des Britanniques d’origine asiatique ou asiatiques, 68 (32 %) comme des Blancs et 18 (8 %) comme des Britanniques noirs ou noirs.

La majorité (73 %) des détenus incarcérés pour des infractions liées au terrorisme le 31 mars 2021 se sont déclarés musulmans, et 25 prisonniers (12 %) étaient de confession chrétienne.

Les chiffres proviennent de “Terrorism in Great Britain : the statistics” – une étude publiée la semaine dernière par la Bibliothèque de la Chambre des communes.

Le ministère de l’Intérieur classe les prisonniers terroristes par “idéologie” par rapport à leur appartenance à des groupes interdits selon les critères ci-dessous :

  • Extrémiste islamiste – Il s’agit de personnes appartenant à des groupes islamiques interdits qui préconisent, justifient ou glorifient des actes de violence (en particulier contre des civils) ou d’autres comportements illégaux visant à apporter des changements fondamentaux à la société.
  • Extrême droite – Il s’agit de personnes appartenant à des groupes politiques d’extrême droite interdits tels que National Action qui est devenu le premier groupe d’extrême droite à être dissous en tant qu’organisation terroriste en décembre 2016.
  • Autre – Il s’agit d’individus appartenant à des groupes interdits qui ne sont pas classés comme “extrémiste islamiste” ou “extrême droite”. Par exemple, cela comprend des groupes liés à l’Irlande du Nord comme l’Ulster Volunteers Force (UVF). Cette catégorie comprend également les cas où le groupe terroriste interdit auquel appartient la personne n’est pas clair, ce qui signifie que son lien idéologique n’est pas connu.

Le National Offender Management Service (pour l’Angleterre et le Pays de Galles) et le Scottish Prison Service ont fourni des chiffres sur le nombre de personnes soit en détention provisoire, soit condamnées pour une infraction liée au terrorisme.

Les données sur les prisonniers terroristes et extrémistes sont publiées tous les trimestres et fournissent une indication ponctuelle du nombre de personnes en détention, pas nécessairement un flux.

En septembre 2020, le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur ont officiellement adopté la définition de « délinquant affilié au terrorisme » en remplacement du terme précédemment utilisé de « délinquant lié au terrorisme ».

C’est pourquoi, selon l’étude de la Chambre des communes, les chiffres pour septembre 2020 et les années et les trimestres précédents ne sont pas directement comparables.

Le terme « délinquant affilié au terrorisme » désigne ceux qui ont commis des infractions précises que le tribunal chargé de la détermination de la peine a jugées comme ayant un « lien terroriste » conformément à la partie 3 de la Loi antiterroriste de 2008.

Le terme « délinquant lié au terrorisme » désigne les personnes qui ont été déclarées coupables d’une infraction liée au terrorisme en vertu de la législation sur le terrorisme (article 41 de la Loi sur le terrorisme de 2000 et les lois subséquentes) et de la législation non liée au terrorisme.

Ce dernier comprend les prisonniers qui pourraient être liés à des prisonniers accusés d’une infraction terroriste, mais qui sont eux-mêmes accusés d’une infraction criminelle, comme fournir de faux documents.

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