«Les transgenres menacent l’équité sportive»

Lia Thomas (à gauche) monte sur le podium après avoir remporté le 500 mètres nage libre, tandis que les autres médaillées (de gauche à droite) Emma Weyant, Erica Sullivan et Brooke Forde posent pour une photo le 17 mars 2022 à Atlanta en Géorgie. (Photo d’illustration)
GETTY IMAGES/JUSTIN CASTERLINE

Face à la question des personnes transgenres, «les organisations sportives sont salement coincées», dit Jacques Balthazart, biologiste, spécialiste de la différenciation hommes-femmes, car certains avantages survivent à la transition.

Professeur émérite de l’Université de Liège, neuroendocrinologue et biologiste, Jacques Balthazart est un spécialiste de la différenciation hommes-femmes. Il est notamment l’auteur de «Cerveau féminin, cerveau masculin», qui vient d’être édité en poche (Alpha Humensis).

La fédération internationale de natation va créer une troisième catégorie, ouverte aux transgenres. Cela vous paraît-il une bonne idée?

Les organisations sportives sont salement coincées, si vous me passez l’expression! Les hommes et les femmes se développent différemment, parce qu’ils obéissent à des gènes et à une production hormonale qui sont propres à chaque genre. Selon qu’on possède le chromosome XX ou XY, il y a 450 gènes qui vont s’exprimer différemment dans toutes les cellules de l’organisme. Ensuite, cette différenciation se prolonge à l’âge adulte par le milieu hormonal, qui n’est pas le même pour les hommes et les femmes. Pour les transgenres hommes vers femmes, les seuls qui posent problème dans le sport, on peut stipuler une valeur maximale de testostérone. L’ennui, c’est que cela ne supprime pas les différences qui ont été orchestrées précédemment par les gènes et les hormones.

L’article complet: La Tribune de Genève