Les woke s’attaquent désormais à la génétique et à l’étude de l’ADN

Le wokisme menace maintenant directement la recherche scientifique en imposant son idéologie dans les facultés des sciences. Tant aux États-Unis qu’en Europe, des grands médias d’information s’inquiètent des dérives woke de certains groupes de scientifiques face aux recherches dans leur domaine. 

Ainsi, le Times rapporte que des chercheurs en ADN ancien ont accepté de prendre l’avis de descendants actuels des crânes étudiés afin qu’ils avalisent leur découverte. Les chercheurs avaient choqué les Autochtones parce qu’ils avaient utilisé des termes tels que «crâne 14», considérés comme culturellement insensibles, pour se référer à un ancêtre tribal.

Ces nouvelles pratiques soutenues par certains scientifiques sont critiquées par d’autres comme un dévoiement de la science: pensez comment les interdits culturels et les tabous religieux ont ralenti le développement des sciences au cours des millénaires.

Le magazine New Yorker présente la généticienne Kathryn Paige Harden, professeure à l’Université du Texas, qui n’a pas eu peur de défier les woke. C’est une progressiste, mais elle est en même temps une chercheuse qui s’en tient aux faits scientifiques et génétiques qui indiquent que de nombreuses variables entre individus, y compris le QI, ont un fondement génétique.

La Pre Harden souligne que l’ADN est important pour l’égalité sociale, que même de minuscules différences génétiques sont significatives pour comprendre pourquoi un enfant aura des difficultés à l’école et un autre pas.

Construire un engagement égalitariste sur notre uniformité génétique, c’est construire une maison sur le sable», affirme-t-elle.

À l’Université d’État du Michigan, un groupe woke a organisé une campagne de protestation contre le physicien Stephen Hsu pour ses recherches comparatives sur la génétique et les capacités cognitives humaines. Il a été contraint de démissionner.

Les capacités intellectuelles dépendent fortement du patrimoine génétique, selon Hsu. L’école et la culture familiale ne ­pèsent pas beaucoup face au poids décisif de la génétique, qui compte pour près des deux tiers dans nos différences intellectuelles.

Le wokisme rejette toute implication d’effets génétiques sur le comportement humain. L’idéologie woke soutient, au contraire, que la génétique ne joue aucun rôle dans la société et que toutes les inégalités sont fonction de l’environnement et de la culture.

Alors que l’idéologie woke corrompt les institutions scientifiques, on peut se demander pourquoi il n’y a pas plus de scientifiques qui défendent les sciences contre ces agressions idéologiques. La réponse est que les chercheurs perdent du financement s’ils ne peuvent pas justifier comment leurs programmes de recherches combattront explicitement le racisme ou le sexisme, une exigence de plus en plus appliquée par les organismes subventionnaires aux États-Unis. 

La science occidentale vit présentement ce qu’a vécu la science soviétique à l’époque stalinienne. Pendant trente ans, l’agriculture soviétique a été dirigée par un individu, Trofim Lyssenko, qui a fait de son délire pseudoscientifique, la «vernalisation», une véritable religion d’État. 

À partir de 1935, applaudi par Staline, il se lance dans une attaque en règle contre la génétique classique, cette «science capitaliste» qu’il oppose à la biologie «prolétarienne» conforme avec la théorie marxiste-léniniste.

Trofim Lyssenko réfute toutes les théories scientifiques établies et méprise aussi bien Mendel, Pasteur que tous les biologistes classiques. Il nie tout rôle des gènes et des chromosomes dans la transmission héréditaire. Il est convaincu que l’on peut «habituer» le blé aux températures hivernales, et que les caractéristiques acquises par ce genre d’«entraînement» seront transmises d’une génération de blé à l’autre.

Il conteste les lois de Mendel parce qu’elles introduisent en biologie la notion de hasard, incompatible avec le marxisme-léninisme. En février 1965, Lyssenko est finalement démis de ses fonctions de directeur de l’Institut de génétique de l’Académie. Il a fallu des décennies pour rétablir la génétique classique dans les universités russes.

Journal de Québec