Les « Zou » lâchent Éric Zemmour

Le collectif, né en mars 2021 en soutien à la candidature à la présidentielle d’Éric Zemmour, rompt avec le candidat d’extrême droite.

Zemmour dans le quartier du Panier à Marseille.

Forts de près de 20 000 voix aux dernières élections régionales et d’une dizaine de promesses de parrainage, les promoteurs de la liste Zou, première émanation politique des supporteurs d’Éric Zemmour lancée en mars 2021, lâchent leur idole. Sauf ralliement individuel de dernière minute, aucun d’entre eux ne fera le déplacement à Paris dimanche où se tiendra le premier meeting du candidat déclaré.

À l’instar de Pierre Meurin, ancien membre du « comité exécutif », qui vient de claquer la porte du staff de Zemmour dans L’Express, les « Zou » reprochent à Sarah Knafo et à l’entourage politique inexpérimenté de Zemmour, lui-même néophyte, d’oublier le pays réel. « Sur le marché, on me dit depuis quelques semaines : on ne veut plus d’un président qui se balade main dans la main avec sa grand-mère. C’est pas pour choisir un président qui se balade main dans la main avec sa petite fille », lâche Joel Houvet, dans un trait d’humour douteux.

Cet ancien élu local du Front national à la Seyne-sur-Mer est passé par Debout la France, de Nicolas Dupont-Aignan, avant de créer le mouvement Zou avec Jacques Bompard, maire d’Orange, ex-FN canal historique, rendu définitivement inéligible par la justice il y a quelques jours, et fondateur de la Ligue du Sud.

Alors que le polémiste a complètement raté une visite à Marseille terminée par un doigt d’honneur, samedi, il voit Zou ! s’éloigner. “Son déplacement s’est fait en faisant fi de notre travail de terrain”, indique Gerard Curnier, ancien proche de Nicolas Dupont-Aignan et organisateur de Zou. Échaudé par “maints problèmes d’organisation” et par le “mépris” de l’entourage d’Eric Zemmour, il annonce “la rupture” avec la liste des amis de Zemmour.