Lewis Hamilton réagit aux propos racistes de Nelson Piquet : « J’ai été une cible toute ma vie » (Màj) Piquet répond

Piquet répond aux accusations de racisme

Nelson Piquet est dans la tourmente depuis plusieurs jours et a tenu à répondre aux accusations d’injures racistes à l’égard de Lewis Hamilton.

Le triple champion du monde, beau-père de Max Verstappen, a qualifié le Britannique de « neguinho », soit littéralement « petit nègre », dans une interview parue peu après le Grand Prix de Grande-Bretagne 2021 où Verstappen et Hamilton s’étaient accrochés lors du premier tour.

Face au tollé provoqué par cet article remonté à la surface alors que le réserviste de Red Bull, Juri Vips, vient d’être limogé pour injures raciales, Piquet est sorti du bois pour présenter ses excuses. Il plaide cependant une mauvaise traduction du terme incriminé.

« Je souhaite mettre les choses au sujet d’un commentaire que j’ai fait lors d’une interview l’année dernière, explique le Brésilien. Ce que j’ai dit était maladroit et je ne m’en défends pas »

« Je tiens toutefois à préciser que le terme utilisé est un terme largement et historiquement utilisé dans le langage familier au Brésil, précise Piquet. Il est utilisé comme synonyme de ‘gars’ ou de ‘personne’, et qu’il n’est pas une injure ».

« Jamais je n’utiliserais jamais le mot que certaines traductions m’accusent d’avoir employé. Je condamne fermement toute insinuation selon laquelle j’aurais utilisé ce mot dans le but de mépriser un pilote en raison de sa couleur de peau »

« Je présente sincèrement mes excuses auprès de tous ceux qui ont été affectés, dont Lewis, qui est un pilote incroyable. Cependant, la traduction qui circule actuellement sur Internet est erronée. La discrimination n’a pas sa place en F1 ni dans la société, et je suis contenter de clarifier mon opinion à cet égard », conclut-il.

Toutefois, le mal est fait et selon la BBC, Nelson Piquet ne serait plus le bienvenu dans le paddock des Grands Prix de Formule 1 pour les prochaines années.

L’Auto-Journal


29 juin 2022

Lewis Hamilton. (J. Prévost/L’Équipe)

Alors que le triple champion du monde brésilien Nelson Piquet a utilisé le terme « petit nègre » pour le décrire, Lewis Hamilton a expliqué ce mardi sur son compte twitter que « ce sont des mentalités archaïques qu’il faut changer ». Mercedes, la F1 et la FIA ont également réagi via des communiqués.

« Le temps est venu d’agir. » Alors que la polémique enfle autour des propos tenus par le triple champion du monde de F1 Nelson Piquet, qui a utilisé le mot « neguinho » ( « petit nègre ») pour parler de Lewis Hamilton lors d’une interview pour un podcast enregistré au Brésil en novembre dernier, le pilote Mercedes a réagi de manière offensive ce mardi sur son compte twitter. « Ce sont plus que des mots, explique le Britannique. Ce sont des mentalités archaïques qu’il faut changer et qui n’ont pas leur place dans notre sport. J’ai été entouré par ces attitudes et ciblé toute ma vie. Il y a eu beaucoup de temps pour apprendre. Le temps est venu d’agir. »

Interrogé sur le Grand Prix de Grande-Bretagne, marqué par un accident entre les deux pilotes, le Brésilien compare alors cet incident au duel entre Ayrton Senna et Alain Prost au GP du Japon 1990. L’écurie Mercedes, la F1 et la FIA ont publié mardi des communiqués dans lesquels ils rappellent leur combat contre le racisme et la discrimination, citant notamment Lewis Hamilton, « un ambassadeur incroyable pour notre sport qui mérite le respect », pour reprendre les mots de la F1.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté tout recours à un langage raciste ou discriminatoire, de quelque nature que ce soit, écrit l’écurie du septuple champion du monde. Lewis a agi en leader pour mener les efforts consentis par la F1 afin de combattre le racisme, et c’est un véritable champion de la diversité, sur la piste et en dehors. Ensemble, nous partageons la vision d’un sport automobile diversifié et inclusif, et cet incident souligne l’importance fondamentale de continuer à lutter pour un avenir meilleur. »

Dans un court tweet, Ferrari a assuré son soutien à Mercedes et Ferrari. Red Bull, connectée à Piquet car sa fille Kelly est la petite amie de Verstappen, n’a pas l’intention de réagir.

« Les propos discriminatoires ou racistes sont inacceptables sous quelque forme que ce soit et n’ont pas leur place dans la société, indique pour sa part la F1. Lewis est un ambassadeur incroyable pour notre sport et mérite le respect. Ses efforts inlassables pour accroître la diversité et l’inclusion sont une leçon pour beaucoup et quelque chose qui nous tient particulièrement à coeur. »

Piquet n’en est pas à sa première polémique

Dans le communiqué de la F1, on peut lire : « La FIA condamne fermement tout langage et comportement racistes ou discriminatoires, qui n’ont pas leur place dans le sport ou la société en général. Nous exprimons notre solidarité avec Lewis Hamilton et soutenons pleinement son engagement en faveur de l’égalité, de la diversité et de l’inclusion dans le sport automobile. »

Piquet n’en est pas à sa première polémique. Par le passé, il a notamment insinué que Ayrton Senna était gay, il avait traité Nigel Mansell d’imbécile sans éducation, insultant également sa femme, et n’avait pas hésité à qualifier Enzo Ferrari de sénile. À 69 ans, pour celui qui avait joué les chauffeurs officiels du président Jair Bolsonaro lors de la fête d’indépendance en 2021, c’est un dérapage de plus. Sans doute celui de trop pour le monde de la Formule 1.

L’Équipe